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Actualités - Chronologie

Diplomatie Report de la cinquième série de négociations indirectes israélo-syriennes

Moratinos se félicite du « rôle constructif » de Damas. La cinquième série de discussions indirectes entre Israël et la Syrie a été reportée à la demande de l’État hébreu, a annoncé hier à Damas le chef de la diplomatie syrienne Walid Moallem. « Un cinquième round de pourparlers indirects aurait dû se dérouler demain (jeudi), mais il a été reporté à la demande de la partie israélienne », a indiqué M. Moallem lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol Miguel Angel Moratinos. La Turquie a confirmé cette suspension, de même que le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev, qui a déclaré qu’Israël tenait à ces pourparlers et espérait qu’ils reprendraient au plus tôt. M. Regev s’est refusé à commenter les raisons du report, liées, selon Ankara, à la politique intérieure israélienne. Le principal négociateur israélien, Yoram Turbowicz, a démissionné en juillet de ses fonctions de chef de cabinet du Premier ministre Ehud Olmert, à la suite de la décision de celui-ci, cerné par les scandales, de quitter la direction de son parti Kadima et donc la tête du gouvernement. Le conseiller juridique du gouvernement israélien doit décider si Turbowicz reste habilité, dans ces conditions politiques intérieures particulières, à négocier au nom d’Israël. Sa décision est attendue la semaine prochaine. « Lorsque Israël sera prêt à les reprendre, nous le serons car nous souhaitons bâtir une base solide qui permette le lancement des pourparlers directs, quel que soit le résultat des élections du parti Kadima en Israël », a-t-il ajouté. Le président syrien Bachar el-Assad avait présenté cette cinquième série de pourparlers comme cruciale pour la suite des négociations, qui doivent à terme se dérouler directement entre les deux parties. Israël et la Syrie, formellement en état de guerre depuis 1948 mais qui ont signé des accords d’armistice ou de cessez-le-feu, mènent depuis mai des discussions indirectes via la Turquie. « La Syrie a toujours appelé à un rôle européen égal à celui des États-Unis dans le processus de paix car l’Europe est proche de notre région et elle est intéressée par la sécurité et la stabilité » au Proche-Orient, a affirmé en outre M. Moallem. « Nous avons discuté avec M. Moratinos d’un scénario pour (...) les pourparlers directs afin de montrer que la communauté internationale (veut) parrainer une paix juste et globale sur tous les volets » des négociations, a indiqué le ministre syrien. M. Moratinos, qui a été reçu auparavant par Bachar el-Assad, s’est félicité du « rôle constructif de la Syrie ». « Les différents pays (dans la région) commencent à régler eux-mêmes leurs problèmes et c’est le changement le plus important qui est intervenu. L’Union européenne (UE) est prête à les aider », a-t-il affirmé. M. Moratinos s’est félicité également du rôle de la Turquie. « Nous sommes très heureux qu’un futur membre de l’UE puisse jouer ce rôle », a-t-il souligné. Interrogé si l’Espagne est prête à accueillir les pourparlers directs syro-israéliens, M. Moratinos a affirmé que son pays était « toujours prêt à aider ». « Les choses vont pas à pas pour le moment. Les différentes parties et la communauté internationale décideront le moment venu si elles souhaitent une conférence de paix globale. » Les deux ministres ont annoncé une tournée au Proche-Orient, incluant la Syrie, du Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, en novembre ou décembre.
Moratinos se félicite du « rôle constructif » de Damas.
La cinquième série de discussions indirectes entre Israël et la Syrie a été reportée à la demande de l’État hébreu, a annoncé hier à Damas le chef de la diplomatie syrienne Walid Moallem.
« Un cinquième round de pourparlers indirects aurait dû se dérouler demain (jeudi), mais il a été reporté à la demande de la partie israélienne », a indiqué M. Moallem lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol Miguel Angel Moratinos.
La Turquie a confirmé cette suspension, de même que le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev, qui a déclaré qu’Israël tenait à ces pourparlers et espérait qu’ils reprendraient au plus tôt. M. Regev s’est refusé à commenter les raisons du report, liées, selon Ankara, à la...