Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Diplomatie Moratinos ne croit pas aux menaces israéliennes de guerre

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a affirmé hier à Beyrouth ne pas voir de réelles menaces de guerre au Liban-Sud. Il s’est en outre dit « très satisfait » du rôle de la Syrie au Liban. Arrivé lundi soir à Beyrouth pour une visite de vingt-quatre heures dans le cadre d’une tournée régionale, le chef de la diplomatie espagnole a eu hier des entretiens successifs avec son homologue libanais, Faouzi Salloukh, le Premier ministre, Fouad Siniora, le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef de l’État, Michel Sleiman. Il s’est également rendu à Blat, au Liban-Sud, pour rencontrer les soldats du contingent espagnol de la Finul. M. Moratinos a transmis au président Sleiman une invitation du roi Juan Carlos à visiter l’Espagne. Au cours d’une conférence de presse, il a précisé qu’une visite à ce niveau s’imposait car ce serait la première depuis les années cinquante. De son côté, le chef de l’État a promis d’effectuer cette visite au début de l’année prochaine. « Je suis très heureux de retourner aujourd’hui au Liban et de voir que les institutions fonctionnent toutes à nouveau », a déclaré M. Moratinos au cours de sa conférence de presse. « Le Liban est un pays ami et nous aspirons à davantage de coopération » bilatérale, a-t-il dit, avant d’ajouter : « La dernière visite que j’avais effectuée était à l’occasion de ma participation à la séance d’élection du président de la République (le 25 mai dernier). Ultérieurement, j’ai eu le plaisir de constater que les choses avançaient, notamment au niveau de l’action gouvernementale, et aujourd’hui je retourne pour constater le lancement du dialogue national. » « L’Espagne et le Liban sont unis par des liens très anciens historiquement, politiquement, économiquement, culturellement et autres. Nous voudrions renforcer ces relations dans l’avenir, notamment au niveau des institutions », a-t-il poursuivi. Satisfecit Prié de dire s’il avait évoqué la question de l’insécurité au Liban et s’il avait obtenu des assurances au sujet des armes du Hezbollah, M. Moratinos a répondu : « Le dialogue commence aujourd’hui. Un ordre du jour va être établi et c’est le début du chemin. Il y aura un débat sur de nombreuses questions, y compris la sécurité. Petit à petit, le dialogue parviendra à des résultats, mais bien sûr, il est encore trop tôt. » Interrogé sur les menaces israéliennes répétées à l’adresse du Liban, il a dit : « Je viens d’effectuer une visite en Israël et j’ai au contraire eu le sentiment auprès des Israéliens qu’ils veulent œuvrer en vue de parvenir à des progrès sur le plan du processus de paix. Je ne vois pas de menaces réelles de guerre. » Et pour ce qui est de la Syrie, le ministre espagnol, avocat depuis longtemps d’une ouverture en direction de ce pays, a déclaré : « Je trouve que le rôle de la Syrie au Liban est positif. Vous vous souvenez certainement de mes efforts sur ce plan. C’est pourquoi je ressens de la satisfaction à présent car je vois un rôle positif et une contribution constructive de la part de la Syrie à l’édification de relations meilleures avec le Liban. » Et insistant sur cette question, il a dit : « Je vois très positivement les comportements de la Syrie ces derniers temps et je ressens personnellement une grande satisfaction à cet égard. » Lors d’une autre intervention, devant le contingent espagnol au Liban-Sud, M. Moratinos a souligné que l’arsenal du Hezbollah était une « question intérieure » libanaise qui pourrait être posée sur la table de dialogue et qu’il revenait aux Libanais eux-mêmes de régler ce problème.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a affirmé hier à Beyrouth ne pas voir de réelles menaces de guerre au Liban-Sud. Il s’est en outre dit « très satisfait » du rôle de la Syrie au Liban.
Arrivé lundi soir à Beyrouth pour une visite de vingt-quatre heures dans le cadre d’une tournée régionale, le chef de la diplomatie espagnole a eu hier des entretiens successifs avec son homologue libanais, Faouzi Salloukh, le Premier ministre, Fouad Siniora, le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef de l’État, Michel Sleiman. Il s’est également rendu à Blat, au Liban-Sud, pour rencontrer les soldats du contingent espagnol de la Finul.
M. Moratinos a transmis au président Sleiman une invitation du roi Juan Carlos à visiter l’Espagne. Au cours d’une conférence de presse, il a...