Extrémisme
L’Inde est désormais la cible de groupes islamistes locaux
le 15 septembre 2008 à 00h00
Les Moudjahidine indiens ont revendiqué les attentats meurtriers perpétrés samedi à New Delhi.
Les autorités indiennes se sont lancées hier à la poursuite d’un groupe islamiste local, les Moudjahidine indiens, qui a revendiqué les cinq attentats perpétrés samedi « au nom d’Allah » dans des quartiers commerçants et huppés de New Delhi, faisant au moins 20 morts et quelque 100 blessés.
Se proclamant « en guerre ouverte contre l’Inde », cette cellule islamiste locale avait déjà clamé sa responsabilité dans une série de seize attentats en juillet à Ahmedabad (État du Gujarat, Ouest), des bombes en mai à Jaïpur (État touristique du Rajasthan, Nord-Ouest) et des attaques coordonnées en novembre 2007 contre trois villes de l’Uttar Pradesh (Nord). Au total, plus de 120 personnes ont trouvé la mort dans ces attaques. D’après des responsables des services de renseignements indiens, les Moudjahidine indiens pourraient être en fait issus du Mouvement islamique des étudiants d’Inde (SIMI), interdit en 2001 par le gouvernement, mais qui a fait appel devant la Cour suprême. « C’est certain : des cellules islamistes indiennes sont maintenant directement impliquées dans les attentats terroristes visant l’Inde », a confié à l’AFP une source d’un service de renseignements occidental à New Delhi.
Depuis trois ans, le nouveau poids lourd d’Asie est frappé environ tous les trois mois par un attentat. Jusqu’à récemment, après chaque drame, la police indienne accusait des cellules « terroristes islamistes » liées au Pakistan et au Bangladesh. À chaque fois, ces deux États nient fermement.
Il est vrai que « dans le passé », cherchant les coupables des attentats, « nous nous accommodions de cette “main étrangère” », relève Uday Bhaskar, expert en matière de défense et de terrorisme à New Delhi. « Mais l’irruption d’un terrorisme local pose maintenant une grave menace sociale », prévient-il, dans une Inde peuplée de 1,1 milliard d’habitants, avec 80 % d’hindous et 14 % de musulmans, et dont l’histoire est jalonnée de violences interreligieuses.
Certains experts estiment toutefois que les Moudjahidine indiens n’agissent pas seuls et sont liés à des organisations islamistes basées au Pakistan et au Bangladesh – le Lashkar-e-Taiba (LeT) et le Harkat-ul-Jihad-al-Islami (HuJI) – accusés d’avoir perpétré bon nombre d’attentats en Inde ces dernières années.
Les Moudjahidine indiens ont revendiqué les attentats meurtriers perpétrés samedi à New Delhi.
Les autorités indiennes se sont lancées hier à la poursuite d’un groupe islamiste local, les Moudjahidine indiens, qui a revendiqué les cinq attentats perpétrés samedi « au nom d’Allah » dans des quartiers commerçants et huppés de New Delhi, faisant au moins 20 morts et quelque 100 blessés.
Se proclamant « en guerre ouverte contre l’Inde », cette cellule islamiste locale avait déjà clamé sa responsabilité dans une série de seize attentats en juillet à Ahmedabad (État du Gujarat, Ouest), des bombes en mai à Jaïpur (État touristique du Rajasthan, Nord-Ouest) et des attaques coordonnées en novembre 2007 contre trois villes de l’Uttar Pradesh (Nord). Au total, plus de 120 personnes ont trouvé la mort dans ces...
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