On les voit partout sur les routes, les portraits des hommes politiques. Absolument partout. Ils recouvrent les murs, les balcons, les panneaux d’affichage, les poteaux électriques, les ponts. Ils s’étalent aux entrées des tunnels, recouvrent les devantures des boutiques, les vitres des voitures et même les lieux de pèlerinage. Y en a pour tous les goûts, toutes les appartenances et toutes les communautés. Geagea, Aoun, Nasrallah, Berry, Hariri, Joumblatt, Gemayel et tous les autres, sous toutes les pauses... avantageuses bien sûr.
Certes, à chacun sa région, son quartier, sa rue, sa façon de se montrer, de se mettre en évidence, de se vendre. La route de l’aéroport est évidemment le fief de Hassan Nasrallah et des martyrs de la Résistance. Geagea, lui, est la vedette à Béchouate où sa photo trône aux côtés de la Vierge miraculeuse. Gemayel est incontestablement le chef de Bickfaya, et Hariri ne souffre aucune concurrence au centre-ville de Beyrouth. Il n’est pas rare que deux leaders se livrent à une véritable guerre des rues par portraits interposés. C’est à qui aura le plus beau portrait, c’est à qui aura la plus grande photo. Quitte à masquer la binette de l’autre politicien, celui qui fait de l’ombre et que l’on déteste tant !
Ces hommes politiques, c’est à toutes les sauces qu’on nous les sert sur les routes, c’est à grand renfort de slogans qu’on nous lance et relance leurs antiennes, leurs pensées, leurs idéologies. Jusqu’à nous les faire avaler à la petite cuiller. On les déifie même, l’un devenant symbole de la victoire divine, l’autre étant représenté sur des icônes, à côté de la Vierge ou du Christ. C’est à en rire à défaut d’en pleurer. Nos hommes politiques n’ont aucun sens du ridicule. Heureusement pour eux, celui-ci ne tue pas.
Le président Sleiman a eu la bonne idée de demander que l’on décroche ses portraits, surtout dans les rues. Il a proposé que tous les chefs politiques en fassent autant. Parions que nul ne se pliera à sa volonté. Après tout, les campagnes électorales n’ont-elles pas déjà démarré en force ? Ô combien prématurément ?
On les voit partout sur les routes, les portraits des hommes politiques. Absolument partout. Ils recouvrent les murs, les balcons, les panneaux d’affichage, les poteaux électriques, les ponts. Ils s’étalent aux entrées des tunnels, recouvrent les devantures des boutiques, les vitres des voitures et même les lieux de pèlerinage. Y en a pour tous les goûts, toutes les appartenances et toutes les communautés. Geagea, Aoun, Nasrallah, Berry, Hariri, Joumblatt, Gemayel et tous les autres, sous toutes les pauses... avantageuses bien sûr.
Certes, à chacun sa région, son quartier, sa rue, sa façon de se montrer, de se mettre en évidence, de se vendre. La route de l’aéroport est évidemment le fief de Hassan Nasrallah et des martyrs de la Résistance. Geagea, lui, est la vedette à Béchouate où sa photo trône aux côtés...
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