Syrie
Aref Dalila, une figure
de l’opposition, libéré
le 08 août 2008 à 00h00
Une figure de l’opposition syrienne, Aref Dalila, détenu depuis 2001, a été libéré hier, ont annoncé des organisations syriennes de défense des droits de l’homme.
Économiste de renom et ancien doyen de la faculté d’économie à l’Université de Damas, M. Dalila a « été libéré il y a à peine deux heures », a déclaré à l’AFP le chef de la Ligue syrienne de défense des droits de l’homme, Abdel Karim Rihaoui.
Selon le président de l’organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS), Ammar Qorabi, les autorités ont libéré l’opposant, qui souffre de diabète et de problèmes cardiaques, en application d’une « grâce présidentielle ».
Aref Dalila, né à Lattaquié (Ouest) en 1940, était détenu dans une cellule individuelle à la prison de Adra, près de Damas. Il avait été arrêté en septembre 2001 avec neuf de ses compagnons, accusé de vouloir « modifier la Constitution par la force », et condamné en 2002 à dix ans de prison.
Durant sa détention, son état de santé s’était dégradé, surtout après avoir été victime d’une attaque cérébrale. Il a observé également plusieurs grèves de la faim pour protester contre son isolement en prison.
Selon des organisations syriennes de défense des droits de l’homme, il est le dernier encore emprisonné parmi les « détenus du printemps de Damas », du nom de la brève période de liberté d’expression ayant suivi l’arrivée au pouvoir de Bachar el-Assad en juillet 2000.
« C’est une bonne nouvelle, nous sommes extrêmement satisfaits de cette mesure qui est intervenue après une campagne menée par les associations de défense des droits de l’homme arabes et internationales », a ajouté M. Rihaoui. Il a dit « espérer que le dossier des détenus politiques sera clos » et appelé à la libération des « prisonniers de conscience dans les geôles syriennes ». Pour sa part, M. Qorabi a jugé « positive » la libération de M. Dalila, disant espérer qu’elle toucherait « tous les détenus politiques et les prisonniers de conscience en Syrie ».
Cette libération survient alors que le procès de douze autres opposants ayant signé une déclaration appelant à instaurer la démocratie en Syrie s’est ouvert le 30 juillet. Il s’agit du plus important procès d’opposants depuis celui de 2001, où 10 opposants arrêtés durant le « printemps de Damas », dont M. Dalila, avaient été jugés.
Les douze opposants signataires de la « Déclaration de Damas », dont l’écrivain Akram el-Bounni et l’ex-député Riad Seif, ont rejeté toutes les accusations à leur encontre. Ils sont accusés notamment « d’avoir adhéré à une organisation secrète pour modifier le statut politique de la nation, et incité à des dissensions confessionnelles et nui à l’État ». Leur procès doit reprendre le 26 août.
Une figure de l’opposition syrienne, Aref Dalila, détenu depuis 2001, a été libéré hier, ont annoncé des organisations syriennes de défense des droits de l’homme.
Économiste de renom et ancien doyen de la faculté d’économie à l’Université de Damas, M. Dalila a « été libéré il y a à peine deux heures », a déclaré à l’AFP le chef de la Ligue syrienne de défense des droits de l’homme, Abdel Karim Rihaoui.
Selon le président de l’organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS), Ammar Qorabi, les autorités ont libéré l’opposant, qui souffre de diabète et de problèmes cardiaques, en application d’une « grâce présidentielle ».
Aref Dalila, né à Lattaquié (Ouest) en 1940, était détenu dans une cellule individuelle à la prison de Adra, près de Damas. Il avait été...
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