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OMC Les discussions ont échoué sur le volet agricole

Les discussions visant à aboutir à un accord mondial de libéralisation des échanges commerciaux ont échoué hier après neuf jours de négociations, les participants n’ayant pu se mettre d’accord sur les mesures visant à protéger les agriculteurs des pays pauvres. « On a été si proches d’un accord », a regretté la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab, devant les journalistes au siège de l’OMC à Genève. La France s’est défendue d’être sortie de son rôle de présidente de l’Union européenne en s’opposant au projet d’accord. Paris avait reçu le soutien de huit autres pays de l’UE à Genève, où le commissaire européen chargé du Commerce, Peter Mandelson, négociait au nom des 27 depuis neuf jours. « Nous nous attachons à présider de façon impartiale et rigoureuse, mais sur une affaire aussi grave il n’est pas pensable que la France ne donne pas son avis », a déclaré Michel Barnier en réponse aux critiques sur les dernières interventions françaises dans les négociations. La représentante américaine, Susan Schwab, a insisté sur le fait que les États-Unis « restaient attachés » à faire aboutir le cycle dit de Doha, lancé il y a sept ans dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, pour relancer le commerce international pour un nouvel abaissement des droits de douane. Alors qu’un échec semblait prévisible, le ministre néo-zélandais du Commerce, Phil Goff, a laissé la porte ouverte à une poursuite des discussions de Doha. Les négociations de Doha sont allées de crise en crise et les experts estiment qu’il faudra désormais certainement plusieurs années pour qu’un accord commercial mondial soit conclu, en raison notamment de l’élection présidentielle de novembre aux États-Unis. Washington s’est opposé à trois grands pays émergents, l’Inde, la Chine et l’Indonésie, qui voulaient, dans le cadre d’un « mécanisme spécial de sauvegarde », des mesures pour protéger leurs agriculteurs en cas de brusque arrivée massive sur leurs marchés de produits agricoles importés à bas prix. Cette mesure a opposé également les pays importateurs à certains pays en développement exportateurs de produits agricoles comme le Costa Rica, le Paraguay ou l’Uruguay. Auparavant, Peter Mandelson avait demandé aux parties de rechercher un compromis. Les huit pays européens alliés à la France ont réclamé la prise en compte des préoccupations des pays européens dans les discussions. Ainsi hier, le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaia, avait prévenu que Rome ne signerait pas l’accord sur le cycle de Doha si les demandes européennes concernant les appellations d’origine contrôlée (AOC) ne figuraient pas dans le texte final.
Les discussions visant à aboutir à un accord mondial de libéralisation des échanges commerciaux ont échoué hier après neuf jours de négociations, les participants n’ayant pu se mettre d’accord sur les mesures visant à protéger les agriculteurs des pays pauvres.
« On a été si proches d’un accord », a regretté la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab, devant les journalistes au siège de l’OMC à Genève.
La France s’est défendue d’être sortie de son rôle de présidente de l’Union européenne en s’opposant au projet d’accord.
Paris avait reçu le soutien de huit autres pays de l’UE à Genève, où le commissaire européen chargé du Commerce, Peter Mandelson, négociait au nom des 27 depuis neuf jours.
« Nous nous attachons à présider de façon impartiale et rigoureuse, mais sur...