Au fil des mois et des années, force est de constater que la classe politique n’a plus l’exclusivité de la déliquescence avancée. Dans un Liban qui fout le camp en pièces détachées communautaires, sociales, syndicales, voire professionnelles, la décapilotade ratisse large désormais.
Heureux pays où la population béate regarde avec des yeux de merlans frits cramer une superficie de plus en plus large de forêts ! Faut bien rafraîchir les cadastres et engraisser quelques margoulins de la promotion immobilière…
Magnifique république, illuminée au courant littéralement alternatif, avec son jus au voltage dansant qui n’est plus dispensé qu’une heure sur deux ! Refrain connu : en hiver, les pylônes de haute tension mordent la boue en raison des tempêtes ; en été, l’humidité bave et macère dans les isolants des transformateurs. Sans oublier qu’en hiver comme en été, les sacs poubelle viennent boucher les filtres des centrales. L’EDL, qui ne juge pas utile de communiquer son programme de rationnement aux manants qui crachent au bassinet, devrait demander la suppression de ces deux saisons.
Admirable bananeraie où grands commerçants, industriels, médecins ou banquiers frétillent à l’idée de devenir ministres ou députés, sans même se douter – du moins pour ceux d’entre eux qui ont réussi – qu’il s’agit d’une régression mentale.
Fabuleuse nation dont la majorité des automobilistes paradent en voitures noires pour singer les vieux débris de la politique ! Le mimétisme flagorneur atteint même les Libanais d’en bas qui, eux aussi, roulent désormais en mini-corbillards sous prétexte que ça fait « chic ». Du « chiqué », plutôt : la caisse est branlante, ne tient que par la peinture, mais qu’importe si l’abruti de l’habitacle se prend pour un nabab exotique.
Merveilleux bled, enfin, où les noces sont une occasion d’exposer des bimbos aux pare-chocs caoutchoutés, aux lèvres siliconées et à la façade botoxée ! Le tout en présence des yacht people et au milieu des strass, paillettes, fumigènes et feux d’artifice à 1 000 dollars l’étincelle ! Mariage ruineux, mariage heureux…
C’était notre contribution saisonnière à la promotion touristique du Liban.
Gaby NASR
Au fil des mois et des années, force est de constater que la classe politique n’a plus l’exclusivité de la déliquescence avancée. Dans un Liban qui fout le camp en pièces détachées communautaires, sociales, syndicales, voire professionnelles, la décapilotade ratisse large désormais.
Heureux pays où la population béate regarde avec des yeux de merlans frits cramer une superficie de plus en plus large de forêts ! Faut bien rafraîchir les cadastres et engraisser quelques margoulins de la promotion immobilière…
Magnifique république, illuminée au courant littéralement alternatif, avec son jus au voltage dansant qui n’est plus dispensé qu’une heure sur deux ! Refrain connu : en hiver, les pylônes de haute tension mordent la boue en raison des tempêtes ; en été, l’humidité bave et macère dans les isolants...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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