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L’anglais, une langue encore très étrangère en Chine

Mieux vaut parler mandarin ou savoir s’exprimer avec les mains. Car à Pékin, l’anglais ne sert quasiment à rien, malgré d’énormes efforts promis par les autorités en vue des Jeux olympiques. « Welcome to take Beijing taxi » (« Bienvenue de prendre un taxi de Pékin »), lance une voix enregistrée dès la mise en route du compteur du taxi. La phrase, incorrecte, est répétée des milliers de fois par jour dans les artères de l’immense capitale. Et nombre de chauffeurs, s’ils rivalisent de « bye bye » souriants, ne parlent pas un traître mot d’anglais. Toujours s’armer d’une carte de visite, où figure l’adresse en chinois. À défaut, il faut dégainer son téléphone portable, appeler un ami bilingue ou l’hôtesse d’accueil du lieu de destination et passer le combiné au chauffeur pendant qu’il zigzague entre voitures, deux-roues et piétons. Selon les chiffres officiels, plus de 250 millions de Chinois étudient la langue, soit un cinquième de la population. Mais à Pékin, dans la rue, peu la parlent. Même dans les hôtels, restaurants et autres commerces à forte clientèle étrangère, l’anglais est aléatoire. Certains ont visiblement appris par cœur une série de phrases, parfois assez élaborées, mais perdent tous leurs moyens dès que l’on sort du scénario. Les enseignes bilingues des magasins ou les menus de restaurants réservent aussi de sacrées surprises. Que penser d’une gargote qui promet de « faire exploser votre estomac » en devanture ? Un « poulet sans vie sexuelle » ou une « tranche de poumon de mari et femme » sauront-ils aiguiser votre appétit ? Pour remettre un peu d’ordre avant l’arrivée de centaines de milliers de visiteurs en août, la ville a déployé des inspecteurs chargés de répertorier et corriger les intitulés douteux ou incompréhensibles. Et un manuel de 170 pages, contenant plus de 2 000 suggestions de noms de plats, a aussi été distribué aux restaurateurs.
Mieux vaut parler mandarin ou savoir s’exprimer avec les mains. Car à Pékin, l’anglais ne sert quasiment à rien, malgré d’énormes efforts promis par les autorités en vue des Jeux olympiques.
« Welcome to take Beijing taxi » (« Bienvenue de prendre un taxi de Pékin »), lance une voix enregistrée dès la mise en route du compteur du taxi. La phrase, incorrecte, est répétée des milliers de fois par jour dans les artères de l’immense capitale. Et nombre de chauffeurs, s’ils rivalisent de « bye bye » souriants, ne parlent pas un traître mot d’anglais.
Toujours s’armer d’une carte de visite, où figure l’adresse en chinois. À défaut, il faut dégainer son téléphone portable, appeler un ami bilingue ou l’hôtesse d’accueil du lieu de destination et passer le combiné au chauffeur pendant...