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Actualités - Chronologie

OMC - Cycle de Doha Les subventions agricoles américaines dans la ligne de mire

Les États-Unis, sous pression pour réduire leurs subventions agricoles, considérées comme un obstacle à la conclusion d’un accord commercial mondial, ont demandé hier aux grands pays émergents d’agir eux aussi. « Nous savons que nous allons devoir faire de nouvelles concessions en plus que celles que nous avons déjà mises sur la table », a déclaré la représentante américaine au Commerce Susan Schwab lors d’une conférence de presse au premier jour des négociations dites de la dernière chance sur la conclusion du cycle de Doha. Mais un accord ne sera possible que si les grands pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil ouvrent leurs agricultures et leurs marchés industriels et des services, a-t-elle ajouté. « Nous attendons avec impatience de voir les concessions des autres », a-t-elle dit après la séance d’ouverture en présence des ministres du Commerce de 35 États membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le directeur général de l’OMC Pascal Lamy a estimé que la conclusion d’un accord cette semaine enverrait un signal positif pour les marchés financiers mondiaux mal en point avec la crise du crédit et la flambée des cours du pétrole et des matières premières alimentaires. « On est d’accord dans l’ensemble pour dire qu’un accord équilibré pour le cycle de Doha pourrait dans ces circonstances donner un bon stimulus à la croissance économique, des perspectives améliorées de développement et assurer un système commercial stable et plus prévisible », a déclaré Pascal Lamy, selon le porte-parole de l’OMC Keith Rockwell qui rapportait les débats. Aucun pays n’a annoncé hier de changement important dans sa position, mais c’est normal à ce stage, a expliqué le porte-parole. La dernière mouture du projet d’accord demande aux États-Unis de réduire leurs subventions dans une fourchette de 12 à 16,4 milliards de dollars par rapport au plafond actuel qui se situe à 48,2 milliards de dollars. Parallèlement, il est demandé à l’Union européenne de réduire les droits de douane sur les produits agricoles et de limiter le nombre de produits dits « sensibles » pouvant être exemptés des baisses de droits de douane les plus fortes. L’Union européenne pourrait proposer des baisses de droits de douane de l’ordre de 60 %, contre 54 % au minimum proposé actuellement, a déclaré un porte-parole du commissaire européen au Commerce Peter Mandelson. « Je suis heureux que nous ayons pu le faire », a déclaré Peter Mandelson. « Cela montre notre engagement à ce cycle de négociations. » « C’est le bon type d’initiative à ce stade du processus », a déclaré la porte-parole du ministère américain de l’agriculture Gretchen Hamel. En revanche, la France a estimé que la proposition de Peter Mandelson n’était pas nouvelle. « Il est clair pour tout le monde que ce n’est pas une nouvelle offre ni un changement de position. Aucun membre ne serait prêt à accepter ou à soutenir une nouvelle position », a déclaré le ministre français de l’Agriculture Michel Barnier. Les pays en développement estiment que la balle est dans le camp des pays riches pour apporter les modifications nécessaires. « Nous attendons qu’une offre concrète soit sur la table. Nous regardons en direction des États-Unis sur cette question », a déclaré le ministre indonésien du Commerce Mari Pangestu.
Les États-Unis, sous pression pour réduire leurs subventions agricoles, considérées comme un obstacle à la conclusion d’un accord commercial mondial, ont demandé hier aux grands pays émergents d’agir eux aussi.
« Nous savons que nous allons devoir faire de nouvelles concessions en plus que celles que nous avons déjà mises sur la table », a déclaré la représentante américaine au Commerce Susan Schwab lors d’une conférence de presse au premier jour des négociations dites de la dernière chance sur la conclusion du cycle de Doha.
Mais un accord ne sera possible que si les grands pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil ouvrent leurs agricultures et leurs marchés industriels et des services, a-t-elle ajouté.
« Nous attendons avec impatience de voir les concessions des autres », a-t-elle dit après...