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Actualités - Chronologie

Un plan pour se préparer à l’éventualité de séismes moyens

Les mesures préventives officielles en prévision d’un éventuel tremblement de terre au Liban ont été largement abordées au cours de la conférence de presse d’hier au CNRS. Un débat résumé à la fin par Mouïn Hamzé, secrétaire général du CNRS, qui a précisé que les efforts de coordination et de préparation actuellement en cours entre les institutions étatiques (un comité a été formé, présidé par le général Élias Zohrob) visent à nous permettre de faire face à des séismes de magnitude moyenne, c’est-à-dire de 5,5 à 6 degrés, parce que les grands séismes dévastateurs répondent à des critères tout à fait différents. « Nous n’affirmons pas qu’un tremblement de terre va se produire, mais il faut rester préparé, a-t-il dit. Or la préparation requiert cinq facteurs : des mesures préventives prises par les institutions officielles, la coordination entre les autorités, la transmission des informations de manière transparente, la prévention à tous les niveaux, notamment celui des citoyens, et, enfin, un bon système de secours. » Un grand débat a eu lieu autour des moyens de la Défense civile. Son directeur, le général Darwiche Hobeika, a précisé qu’en cas de très grand séisme, tous les moyens resteraient insuffisants, et l’État n’aurait alors d’autre choix que de s’aider de tous les équipements du pays. Mais dans l’absolu, il a reconnu l’insuffisance des moyens de son institution au budget très limité, malgré les progrès effectués et l’achat prochain d’équipements plus sophistiqués. Il a évoqué également des accords avec des pays voisins ou européens pour une aide d’urgence en cas de besoin. Un discours loin d’être rassurant. La question des indemnités pour les demeures endommagées au Sud a été soulevée par Samir el-Khatib, représentant de « Khatib & Alami », consultant du HCS, ayant inspecté les maisons en question. À L’Orient-Le Jour, M. Khatib a expliqué qu’il a été décidé, dans le cadre du comité avec l’armée, de faire une étude des bâtiments endommagés en vue d’une classification. « Pour les habitations jugées dangereuses, nous demanderons immédiatement aux familles de les évacuer, mais nous devrions leur avoir assuré une alternative », a-t-il poursuivi. Il a affirmé que le processus est en cours, et que le HCS se prépare à envoyer des tentes dans les villages touchés, mais toute l’opération se déroulera sous la supervision de l’armée.
Les mesures préventives officielles en prévision d’un éventuel tremblement de terre au Liban ont été largement abordées au cours de la conférence de presse d’hier au CNRS. Un débat résumé à la fin par Mouïn Hamzé, secrétaire général du CNRS, qui a précisé que les efforts de coordination et de préparation actuellement en cours entre les institutions étatiques (un comité a été formé, présidé par le général Élias Zohrob) visent à nous permettre de faire face à des séismes de magnitude moyenne, c’est-à-dire de 5,5 à 6 degrés, parce que les grands séismes dévastateurs répondent à des critères tout à fait différents. « Nous n’affirmons pas qu’un tremblement de terre va se produire, mais il faut rester préparé, a-t-il dit. Or la préparation requiert cinq facteurs : des mesures préventives...