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Actualités - Chronologie

La Turquie veut un nouveau miracle

La Turquie doit encore espérer un miracle pour vaincre l’Allemagne en demi-finale de l’Euro, non seulement en raison de la supériorité supposée de son adversaire, mais aussi de l’hécatombe frappant ses propres rangs. L’équipe turque sera à coup sûr bien différente de celle qui a écarté la Croatie aux tirs au but vendredi à Vienne. Six joueurs turcs sont d’ores et déjà suspendus ou blessés. D’autres pourraient s’ajouter à la liste d’ici là. « Avoir beaucoup de blessés, c’est évidemment difficile, mais les joueurs qui vont les remplacer vont tout donner », a promis lundi l’attaquant Semih Sentürk. Semih est l’auteur de l’égalisation salvatrice à la toute dernière seconde de la prolongation face à la Croatie. Il se réjouit de l’instinct de survie manifesté par son équipe depuis le début du tournoi. « Je pense que cela nous donne davantage de confiance. L’Allemagne sera plus prudente car le vainqueur ira en finale », a-t-il toutefois jugé. Exclu dans les derniers instants de la victoire à l’arraché contre la République tchèque le 15 juin (3-2), le gardien Volkan Demirel purge face à l’Allemagne son second match de suspension. Le défenseur Emre Asik et les milieux offensifs Tuncay Sanli et Arda Turan sont aussi suspendus en raison de deux cartons jaunes chacun. Alternative de riche L’attaquant Nihat Kahveci, auteur face aux Tchèques des deux derniers buts qualifiant les Turcs pour les quarts, a quitté l’Euro pour subir une opération à une cuisse blessée contre la Croatie. Emre Güngör est aussi forfait pour le reste du tournoi sur blessure. Touché à un genou, le défenseur Servet Cetin ne sait pas encore s’il pourra affronter les Allemands. Tümer Metin est aussi incertain en raison d’une douleur aux adducteurs. Le milieu de terrain Emre Belözoglu, qui n’a plus joué depuis la défaite initiale contre le Portugal en raison d’un problème musculaire, a en revanche repris un léger entraînement. Une décision sur sa participation sera prise juste avant le coup d’envoi. Le contraste est total avec l’Allemagne. Le sélectionneur Joachim Low va effectuer son retour sur le banc de touche après un match de suspension passé en tribunes et, contrairement à son homologue turc Fatih Terim, ses troupes sont en parfaite santé. Il est même confronté à une alternative de riche : reconduire la brillante formation victorieuse du Portugal ou revenir à ses principes de base. En l’absence de Torsten Frings, blessé, en quarts de finale, Löw a opté face au Portugal pour un changement de système tactique, avec un milieu de terrain à cinq joueurs. Simon Rolfes et Thomas Hitzlsperger étaient chargés de la récupération derrière Michael Ballack, libre d’aller de l’avant. « J’ai toujours considéré le 4-4-2 comme mon système privilégié, mais nous avons bien joué en 4-5-1 contre le Portugal », a constaté Low, dont la carrière d’entraîneur de club l’a amené à deux reprises en Turquie. « Nous devons simplement trouver la clé pour débloquer la défense turque. Quelle que soit notre formation, l’important est de courir et de provoquer du mouvement autour du ballon. Si nous faisons cela, la question du système est secondaire. »
La Turquie doit encore espérer un miracle pour vaincre l’Allemagne en demi-finale de l’Euro, non seulement en raison de la supériorité supposée de son adversaire, mais aussi de l’hécatombe frappant ses propres rangs.
L’équipe turque sera à coup sûr bien différente de celle qui a écarté la Croatie aux tirs au but vendredi à Vienne.
Six joueurs turcs sont d’ores et déjà suspendus ou blessés. D’autres pourraient s’ajouter à la liste d’ici là.
« Avoir beaucoup de blessés, c’est évidemment difficile, mais les joueurs qui vont les remplacer vont tout donner », a promis lundi l’attaquant Semih Sentürk.
Semih est l’auteur de l’égalisation salvatrice à la toute dernière seconde de la prolongation face à la Croatie. Il se réjouit de l’instinct de survie manifesté par son équipe depuis le...