Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Cour des miracles

Il faut toujours prendre le bon côté des choses. Ainsi, lorsqu’un pays improbable comme le nôtre est affublé d’une classe politique arriérée, il est certainement judicieux d’examiner les points positifs permettant de tirer profit de ce cirque. Bref de voir si malgré tout il n’y a pas un peu d’espoir au fond du bavoir. Premier point positif : un gouvernement qui ne branle plus rien. Déjà qu’avant l’installation à Baabda de la Sleiman Academy il n’en fichait pas une rame, depuis qu’il expédie les affaires courantes, le cabinet du Signoret n’expédie ni ne coure. Et c’est tant mieux… et autant de mois précieux gagnés sur la hausse de la TVA, des tarifs du jus d’EDL et du téléphone, du prix du pain et autres joyeusetés annoncées dans le sillage des réformes. Deuxième point positif : le bordel permanent. Dans une région où les régimes politiques se partagent entre les rois exotiques de droit divin et les dynasties militaires calcifiées, les gens d’ici ne connaissent pas leur bonheur ! Un État croupion sans cesse occupé à organiser des réconciliations incompatibles, une armée qui s’essouffle à faire le ménage d’un point à l’autre du territoire, des politiciens se curetant le nombril devant des niaiseux qui leur passent la brosse à reluire et le plumeau… En somme, un pouvoir politique qui, s’il n’a ni le temps ni la compétence pour s’occuper des citoyens, leur fout en revanche une paix royale dans leurs combines et magouilles quotidiennes. Le paradis, quoi ! Dernier point bénéfique : les imbéciles armés qui s’entretuent. Comme leur neurone unique est concentré dans l’index qui appuie sur la gâchette et que de toute façon il n’y a rien à en tirer en termes de production économique, leur passage à trépas permet une redistribution avantageuse de l’oxygène à ceux qui travaillent et une baisse équivalente des gaz à effet de serre. Il est d’ailleurs prouvé que les Libanais respirent mieux après chaque cessez-le-feu. Le milicien écolo malgré lui, ça ne s’invente pas ! Et voilà ! Ne reste plus qu’à admirer la carcasse constitutionnelle formée de Michel 1er, Fouad Rictus et Istiz Nabeuh : le premier n’a pas encore eu l’occasion de faire des miracles, le deuxième n’est plus en situation d’en faire ; quant au troisième, sa carrière politique interminable en est déjà un… Gaby NASR
Il faut toujours prendre le bon côté des choses. Ainsi, lorsqu’un pays improbable comme le nôtre est affublé d’une classe politique arriérée, il est certainement judicieux d’examiner les points positifs permettant de tirer profit de ce cirque. Bref de voir si malgré tout il n’y a pas un peu d’espoir au fond du bavoir.
Premier point positif : un gouvernement qui ne branle plus rien. Déjà qu’avant l’installation à Baabda de la Sleiman Academy il n’en fichait pas une rame, depuis qu’il expédie les affaires courantes, le cabinet du Signoret n’expédie ni ne coure. Et c’est tant mieux… et autant de mois précieux gagnés sur la hausse de la TVA, des tarifs du jus d’EDL et du téléphone, du prix du pain et autres joyeusetés annoncées dans le sillage des réformes.
Deuxième point positif : le bordel...