Quand on regarde les premières lames politiques ferrailler devant les caméras, il est toujours bon de savourer les empoignades et autres crêpages de touffes auxquels se livrent en parallèle les seconds couteaux chargés de vendre la sauce du patron.
Voilà donc des hommes à qui personne n’a jamais rien demandé – si ce n’est quelques confrères qui se retiennent de pouffer – et qui se dévouent pour nous éclairer de leur jus de crâne, tout en nous bourrant le mou à coups de « sacrifices pour la patrie ». Pas facile pour un second rôle d’annoncer publiquement que le Liban, il s’en bat la gidouille, et qu’il est là seulement pour le prestige, le tiroir-caisse, et les ors et gyrophares de la république…
Le plus pugnace au jeu du « mon maître sait tout » est l’inénarrable Ali Hassan Khalil, le bas de caisse d’Istiz Nabeuh, toujours prompt à sauter à la gorge de celui qui ose égratigner le haut perché du Parlement. Plus berrolâtre que Berry lui-même, il lui colle tellement aux babouches, que les visiteurs de Aïn el-Tiné ont fini par le confondre avec les meubles.
Pour animer la rue chrétienne, rien ne vaut Gebrane Bassil, première gâchette de l’Agrume de Rabieh, et Antoine Zahra, sniper du Déplumé de la coiffe de chez les Fleus. Les deux compères passent leur temps à butiner d’un journaliste à l’autre pour balancer chacun des amabilités au camp d’en face.
Mais heureusement qu’un autre chasseur de micros, le suiffeux Wi’am Wahhab, est là pour amuser la galerie. Déjà, quand on l’entend parler des armes de la Résistance, on croirait qu’elles lui ont été envoyées de Téhéran à titre personnel, alors que dans le meilleur des cas le Sayyed Barbu doit le charger de les huiler.
Et puis, parlant du porte-parole de Dieu sur terre, faut-il oublier son porte-flingue, le très jovial Mohammad Raad dont le rictus dégoûté donne à penser que son interlocuteur pue de la gueule. Pour lui aussi, pas question de désarmer. Quel culot ! Ça commence par les missiles, et ensuite on voudra imposer au Hezbollah la journée de la femme ! Non mais…
Résultat des courses : les sous-lieutenants verrouillent et à force de tours de passe-passe, c’est le pays tout entier qui passe par une mauvaise passe.
Gaby NASR
Quand on regarde les premières lames politiques ferrailler devant les caméras, il est toujours bon de savourer les empoignades et autres crêpages de touffes auxquels se livrent en parallèle les seconds couteaux chargés de vendre la sauce du patron.
Voilà donc des hommes à qui personne n’a jamais rien demandé – si ce n’est quelques confrères qui se retiennent de pouffer – et qui se dévouent pour nous éclairer de leur jus de crâne, tout en nous bourrant le mou à coups de « sacrifices pour la patrie ». Pas facile pour un second rôle d’annoncer publiquement que le Liban, il s’en bat la gidouille, et qu’il est là seulement pour le prestige, le tiroir-caisse, et les ors et gyrophares de la république…
Le plus pugnace au jeu du « mon maître sait tout » est l’inénarrable Ali Hassan Khalil, le bas de...
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