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Max Mosley, président efficace mais impitoyable de la FIA

Supérieurement intelligent, excessivement entêté et impitoyable, l’Anglais Max Mosley dirige la Fédération internationale de l’automobile (FIA) depuis 15 ans, mais il va devoir rendre des comptes sur le scandale sexuel qui l’éclabousse, aujourd’hui à Paris, lors d’une assemblée générale extraordinaire. Âgé de 68 ans, cet avocat apparemment bien sous tous rapports dirige d’une main de fer la FIA. Mais l’affaire révélée fin mars par le tabloïd britannique News of the World lui a ôté toute crédibilité. Beaucoup souhaiteraient le voir quitter ses fonctions, mais son habileté politique et une cote de popularité certaine auprès des petites fédérations pourraient lui permettre de sauver sa place mardi. Fils d’Oswald Mosley, fondateur des chemises noires britanniques (mouvement d’extrême droite), et de Diana Mitford, égérie des nazis avant la guerre, Max Mosley a vu le jour en 1940. Il grandit dans les propriétés familiales en Irlande et en France avant d’aller étudier en Bavière. Jeune homme, il a été brièvement membre du parti fasciste (Union Movement) où il a rencontré sa femme Jean (ils ont deux fils nés en 1970 et 72). Mais au grand dam d’Oswald Mosley, Max tourne le dos à la politique et étudie la physique à Oxford avant de s’orienter vers le droit. « La politique est toujours ce qui m’a le plus intéressé, mais avec mon nom, ce n’était pas possible », a-t-il expliqué plus tard. Au début des années 1960, il va avec sa femme, presque par hasard, assister à une course automobile sur le circuit de Silverstone. Max Mosley en repart fasciné et profitera des premiers revenus de son activité juridique pour se lancer dans la course. Bonne surprise, il arrive dans un monde où son nom de famille n’est plus un handicap. Il effectue une courte carrière assez modeste et se souvient d’avoir dépassé un jour le champion du monde Graham Hill. Mais il sera surtout marqué par la mort en course de deux de ses coéquipiers. Il raccroche son casque sans quitter le milieu puisqu’il fonde l’écurie March avec des amis en 1969. Cela lui permet de mettre un pied dans le GPCA (Grand Prix Constructors Association), qui réunit les principaux constructeurs de formule 1. Il fait aussi partie en 1974, en compagnie notamment de Bernie Ecclestone, des cofondateurs de la FOCA (Formula One Constructors Association), créée pour représenter les intérêts des équipes lors des réunions avec la Fédération internationale du sport automobile (FISA). En 1977, Max Mosley devient conseiller juridique à plein temps de la FOCA, dirigée par Bernie Ecclestone. Lors du conflit entre la FOCA et la FISA en 1980, Mosley joue un grand rôle dans l’élaboration des accords Concorde, qui régissent les droits commerciaux de la formule 1. Ces accords sont d’ailleurs actuellement en cours de renégociation. Max Mosley prend de plus en plus de poids et est élu en 1991 à la tête de la FISA, dirigée pourtant depuis 13 ans par le Français Jean-Marie Balestre. La FISA et la FIA fusionnent en 1993, Mosley est élu à sa tête et devra gérer la formule 1, le championnat du monde des rallyes et le sport automobile en général. Il sera reconduit en 1997, 2001 et 2005. Son mandat doit prendre fin en octobre 2009. Il est l’un des grands artisans de la réussite économique de la F1 mais aussi d’une sécurité accrue. Cependant, sa méthode de fonctionnement lui vaut de nombreux ennemis et il doit gérer un certain nombre de conflits, dont les plus récents sont le GP des États-Unis 2005 (six voitures au départ après le forfait des écuries équipées par Michelin) et l’affaire d’espionnage de Ferrari par McLaren-Mercedes en 2007. Fait chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur en France en 2006, il avait placé ce qui devait être son dernier mandat sous le signe de l’écologie.
Supérieurement intelligent, excessivement entêté et impitoyable, l’Anglais Max Mosley dirige la Fédération internationale de l’automobile (FIA) depuis 15 ans, mais il va devoir rendre des comptes sur le scandale sexuel qui l’éclabousse, aujourd’hui à Paris, lors d’une assemblée générale extraordinaire.
Âgé de 68 ans, cet avocat apparemment bien sous tous rapports dirige d’une main de fer la FIA. Mais l’affaire révélée fin mars par le tabloïd britannique News of the World lui a ôté toute crédibilité.
Beaucoup souhaiteraient le voir quitter ses fonctions, mais son habileté politique et une cote de popularité certaine auprès des petites fédérations pourraient lui permettre de sauver sa place mardi.
Fils d’Oswald Mosley, fondateur des chemises noires britanniques (mouvement d’extrême droite), et...