Pour défendre une cause, des valeurs, pour remplir un contrat, pour assurer l’avenir de sa famille, certains sont prêts à tous les sacrifices. En ce qui concerne les États-Unis, certains soldats engagés en Irak ou en Afghanistan sacrifient une jambe, leur santé mentale, leur santé tout court, voire leur vie. George Bush, lui, sacrifie le golf.
Il y a quelques jours, le président américain a expliqué au journal Politico qu’il ne côtoyait plus les greens depuis l’attentat contre le quartier général de l’ONU à Bagdad, en août 2003. Il ajoutait que « jouer au golf pendant une guerre envoie simplement le mauvais signal. Je ne veux pas qu’une mère qui a récemment perdu un fils voie le commandant en chef des armées jouer au golf ».
Passons sur le petite mensonge – selon l’agence de presse AP, Bush a joué au golf en octobre 2003 –, George Bush nous a habitués à bien pire en la matière : en vrac, l’alliance entre Saddam Hussein et el-Qaëda, les armes de destruction massive en Irak... Arrêtons-nous plutôt sur le fond du problème : la définition du sacrifice selon Bush et sa conception du respect qu’il doit à ses administrés. Des points relevés, avec colère, par les premiers concernés, les vétérans américains. Les déclarations du président sont « une insulte à tous les Américains », a ainsi récemment déclaré Brandon Friedman, un vétéran ayant servi en Irak et en Afghanistan. « Des milliers d’Américains ont renoncé à bien plus que le golf avec cette guerre », a ajouté Friedman, président de l’association Votevets. Ces déclarations montrent simplement que cet homme « ne comprend pas l’idée de sacrifice pour son pays. Renoncer au golf n’est pas un sacrifice », a-t-il encore dit avant d’ajouter : ces déclarations « montrent à quel point il est déconnecté des Américains ».
Alors que son mandat touche à son terme, le président est déjà sur une autre orbite. À de multiples reprises, au cours de ses huit années à la Maison-Blanche, nous avions pu soupçonner que le président planait allégrement. Là, il n’y a plus de doutes.
Si George Bush n’a pas compris ses erreurs politiques, n’en a pas tiré les leçons, il aurait au moins pu réaliser que le golf était, pour lui, un catalyseur de gaffes. En août 2002, la présence d’un tee lui avait déjà valu l’une de ses pires boulettes. Interrogé par des journalistes sur des attentats perpétrés contre Israël, il avait déclaré, sur un ton volontaire : « Nous devons mettre fin à la terreur. J’appelle toutes les nations à faire tout ce qu’elle peuvent pour arrêter ces tueurs terroristes. » Puis il avait ajouté, un club de golf à la main : « Et maintenant, regardez ce drive ! »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pour défendre une cause, des valeurs, pour remplir un contrat, pour assurer l’avenir de sa famille, certains sont prêts à tous les sacrifices. En ce qui concerne les États-Unis, certains soldats engagés en Irak ou en Afghanistan sacrifient une jambe, leur santé mentale, leur santé tout court, voire leur vie. George Bush, lui, sacrifie le golf.
Il y a quelques jours, le président américain a expliqué au journal Politico qu’il ne côtoyait plus les greens depuis l’attentat contre le quartier général de l’ONU à Bagdad, en août 2003. Il ajoutait que « jouer au golf pendant une guerre envoie simplement le mauvais signal. Je ne veux pas qu’une mère qui a récemment perdu un fils voie le commandant en chef des armées jouer au golf ».
Passons sur le petite mensonge – selon l’agence de presse AP, Bush a joué au...