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Les plus beaux gestes dans un Euro...

De la volée sous la barre de Van Basten en finale contre l’URSS (1988) à celle de Trezeguet pour le but en or contre l’Italie (2000), petit florilège des plus beaux gestes des Euros : 2004 : la talonnade d’ « Ibracadabra » Son surnom de magicien vient de ce geste : en match de poules contre l’Italie (1-1), Zlatan Ibrahimovic réussit un but d’une talonnade aérienne à peine concevable pour Isaac Newton. Serré par la défense italienne, il saute au-dessus de la mêlée et envoie la balle en lucarne, à 5 minutes de la fin du match. 2000 : le but en or de Trezeguet David Trezeguet a conclu d’une volée sous la barre l’extraordinaire retour de la France, qui a fini par battre l’Italie au but en or (2-1) après avoir égalisé dans les dernières nanosecondes de la finale (un geste signé Sylvain Wiltord). Parfaitement en équilibre à la réception d’un centre de Robert Pires, Trezeguet a foudroyé le ballon d’une frappe pure et sèche. 1996 : « Gazza » jongle l’Écosse Contre l’Écosse (2-0) en match de poule, Paul Gascoigne, teint en blond, marque le plus beau but de sa vie, un jongle par- dessus Colin Hendry conclu par une frappe sèche et fêté virilement par ses coéquipiers qui l’abreuvent du contenu d’une gourde, allusion à sa réputation de buveur. « Gazza, c’est Pelé », dira le sélectionneur Terry Venables, père spirituel d’un joueur finalement vaincu par la boisson et suicidaire. 1988 : la volée de Van Basten « Le » geste de l’Euro, comme le but de Maradona contre l’Angleterre – celui en dribbles... – est « le » geste de la Coupe du monde. Ce but synthétise l’explosion de Van Basten sur la scène internationale et la domination des Pays-Bas sur l’Euro 1988 : l’audace, voire l’insolence de Cruyff, l’équilibre d’un bonze en lévitation et une trajectoire qui semble un trait de Léonard de Vinci pour tromper le meilleur gardien du monde à l’époque, Rinat Dassaev. 1984 : le sang-froid de Platini Le geste qui synthétise la domination écrasante de Platini (9 buts en 5 matches) sur le tournoi est sans doute son but contre le Portugal, en demi-finale, celui de la qualification, dans le temps additionnel. À la réception d’un centre de Jean Tigana, il mystifie le gardien, la défense et toute la planète football en ayant le sang-froid de contrôler la balle au lieu de la reprendre directement. 1980 : les têtes de Hrubesch La RFA de l’Euro 1980 possédait de fins techniciens comme Klaus Allofs, Karl-Heinz Rummenigge ou Bernd Schuster, mais elle a gagné la finale grâce au joueur le moins fin de la Mannschaft : Horst Hrubesch. Ce géant blond pataud au gros nez et aux bras désarticulés, affectueusement surnommé « le Monstre » (« der Ungeheuer »), a réussi les deux buts de la finale contre la Belgique (2-1), de deux puissants coups de tête, bien sûr, qui avaient fait sa réputation à Hambourg. 1976 : le culot de Panenka « Un échec aurait pu avoir de très graves conséquences pour moi, j’aurais pu être envoyé à l’usine », a dit Antonin Panenka, resté dans l’histoire pour son tir au but marqué d’une feuille morte au milieu des cages, une frappe qui offrait son seul titre à la Tchécoslovaquie en finale contre l’Allemagne (2-2, 5 t.a.b. à 3). 1968 : la pièce de 10 francs de Facchetti La Nazionale doit sa seule victoire en Euro à... une pièce de 10 francs français... Celle qu’a jetée en l’air son capitaine, Giacinto Facchetti, à l’issue d’une demi-finale vierge contre l’URSS. Les tirs au but n’existaient pas, et il n’était pas question de rejouer le match pour ne pas avantager l’autre finaliste (en l’occurrence la Yougoslavie). Et Facchetti a levé les bras dans les couloirs du stade San Paolo de Naples, pas sur la pelouse.
De la volée sous la barre de Van Basten en finale contre l’URSS (1988) à celle de Trezeguet pour le but en or contre l’Italie (2000), petit florilège des plus beaux gestes des Euros :

2004 : la talonnade d’ « Ibracadabra »
Son surnom de magicien vient de ce geste : en match de poules contre l’Italie (1-1), Zlatan Ibrahimovic réussit un but d’une talonnade aérienne à peine concevable pour Isaac Newton. Serré par la défense italienne, il saute au-dessus de la mêlée et envoie la balle en lucarne, à 5 minutes de la fin du match.

2000 : le but en or de Trezeguet
David Trezeguet a conclu d’une volée sous la barre l’extraordinaire retour de la France, qui a fini par battre l’Italie au but en or (2-1) après avoir égalisé dans les dernières nanosecondes de la finale (un geste signé Sylvain Wiltord)....