Rechercher
Rechercher

Actualités

Intenses contacts interarabes avant l’arrivée de la délégation de la Ligue Khalil FLEYHANE

Pourquoi la délégation panarabe attend-elle mercredi pour arriver à Beyrouth alors que le Conseil des ministres arabes des AE lui a demandé de s’y rendre « immédiatement » ? Et est-il vrai que Amr Moussa va se rendre aujourd’hui à Doha pour y rencontrer le président de cette délégation, le Qatari Hamad ben Jassem al-Thani ? Il semblerait que Amr Moussa ait décidé d’attendre un peu avant d’atterrir à Beyrouth ; de profiter de ces deux ou trois jours pour prendre contact avec les leaders de la majorité et de l’opposition en préambule de la rencontre entre ces derniers et la délégation panarabe – rencontre destinée à aboutir à un accord sur l’application « rapide » de l’initiative du Caire et circonscrire la situation plus que dangereuse qui prévaut au Liban. Des sources ministérielles arabes indiquent que les contacts de Moussa se sont élargis pour englober des responsables arabes et étrangers dans le but de favoriser autant que faire se peut la mission « vraiment pas facile » de la délégation panarabe. Selon ces sources, les contacts entrepris par Hamad al-Thani avec les dirigeants syriens et ceux du patron de la Ligue avec les Libanais visent avant tout à l’ouverture de la route menant à l’AIB et de tous les autres axes paralysés par les miliciens de l’opposition. Dans tous les cas, les entretiens de cette délégation commenceront mercredi avec Nabih Berry. Elle se réunira ensuite successivement avec Fouad Siniora, Michel Sleimane, Michel Aoun, Walid Joumblatt et, enfin, Saad Hariri. Mais les sources en question pensent que les prises de position tant de la majorité que de l’opposition au cours des dernières 24 heures « n’ont rien d’encourageant, ni sur le plan politique ni sur le plan militaire ». Un ministre prépondérant au sein de la délégation panarabe juge le cessez-le-feu « très fragile », surtout au Nord et dans la Montagne. Ce ministre voit mal le PSP remettre ses armes moyennes et lourdes comme l’a annoncé Talal Arslane, et pense que l’opposition ne compte pas mettre de l’eau dans son vin par rapport à la désobéissance civile ; il juge aussi peu plausible que Beyrouth soit « désarmée » comme le demande la majorité… Il ajoute qu’aucun des deux camps n’a répondu positivement à l’article 4 du communiqué dominical arabe, à savoir l’ouverture par l’opposition de la route de l’aéroport, et par la majorité de celle de Masnaa. Mais il juge « encourageant » le communiqué d’hier soir de l’armée. « Ce communiqué a eu un très bon écho au sein de la délégation panarabe », estiment ces sources. Sauf qu’elles se déclarent « étonnées » par les « doutes sur l’impartialité » de la délégation émis par l’opposition « avant même » que les ministres arabes n’arrivent à Beyrouth et n’entament leur mission. Pas très « rassurant » non plus, ajoutent ces sources, le refus du gouvernement de retirer ses deux fameuses décisions avant l’arrivée de la délégation.
Pourquoi la délégation panarabe attend-elle mercredi pour arriver à Beyrouth alors que le Conseil des ministres arabes des AE lui a demandé de s’y rendre « immédiatement » ? Et est-il vrai que Amr Moussa va se rendre aujourd’hui à Doha pour y rencontrer le président de cette délégation, le Qatari Hamad ben Jassem al-Thani ?
Il semblerait que Amr Moussa ait décidé d’attendre un peu avant d’atterrir à Beyrouth ; de profiter de ces deux ou trois jours pour prendre contact avec les leaders de la majorité et de l’opposition en préambule de la rencontre entre ces derniers et la délégation panarabe – rencontre destinée à aboutir à un accord sur l’application « rapide » de l’initiative du Caire et circonscrire la situation plus que dangereuse qui prévaut au Liban.
Des sources ministérielles...