Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Vote-toi de là

Dans la vaste panoplie des pathologies médicales, une nouvelle maladie virale nous est née : la paraplégie motrice du vote. Depuis plusieurs mois, l’atteinte se développe à une vitesse hallucinante. Partie d’une poignée de politiciens dont l’organisme constituait un terrain favorable aux inoculations étrangères, elle a fini par gangréner l’ensemble des électeurs, les corps professionnels, les campus universitaires, jusqu’aux clubs culturels des villages et syndics d’immeubles dans les villes. C’est simple, on ne vote plus. En revanche, on s’engueule copieusement, en se taillant respectivement des croupières et en s’envoyant à la figure des implants de Palestiniens et des dépouilles de disparus. Le symptôme de l’affection est infaillible, rendant le diagnostic aisé : le virus s’attaque en priorité aux doigts des deux mains, notamment le pouce et l’index, dont il congestionne douloureusement les cartilages. Dans un premier stade, le patient se trouve dans l’incapacité de se saisir d’un bulletin de vote, demeurant prostré devant l’urne, comme tétanisé par la perspective d’avoir à chercher l’orifice idoine et de perdre ainsi définitivement le précieux bout de papier. Inexplicablement, les deux doigts engourdis ne sont agités de légers frémissements qu’au contact de certains billets de banque. Au deuxième stade de l’attaque virale, le malade, toujours incapable de voter, entre en état de catalepsie mentale. Il se mettra ainsi à radoter, singeant les vieux croûtons de la politique et tenant des propos incohérents dans lesquels il est souvent question d’une table pour le dialogue, ornée d’une jolie nappe blanche, d’un fanion frappé d’un buisson et d’un « panier » de revendications. Ou encore d’une série de formules cabalistiques absconses : 2000, 1960, 17+12+1, 1559, 1701, Majorité+1… Stade terminal : le patient devient un danger public. Ses doigts retrouvent totalement leur souplesse… Aussi, son premier geste moteur de convalescent est d’appuyer sur la gâchette. Les victimes tombent, le deuil s’installe. Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. Visitez le Liban où, malgré la flambée des prix, la vie reste moins chère que partout ailleurs ! Il semble même qu’elle ne vaille strictement rien ! Gaby NASR
Dans la vaste panoplie des pathologies médicales, une nouvelle maladie virale nous est née : la paraplégie motrice du vote. Depuis plusieurs mois, l’atteinte se développe à une vitesse hallucinante. Partie d’une poignée de politiciens dont l’organisme constituait un terrain favorable aux inoculations étrangères, elle a fini par gangréner l’ensemble des électeurs, les corps professionnels, les campus universitaires, jusqu’aux clubs culturels des villages et syndics d’immeubles dans les villes. C’est simple, on ne vote plus. En revanche, on s’engueule copieusement, en se taillant respectivement des croupières et en s’envoyant à la figure des implants de Palestiniens et des dépouilles de disparus.
Le symptôme de l’affection est infaillible, rendant le diagnostic aisé : le virus s’attaque en priorité...