Une exposition sur la biodiversité a ouvert ses portes mardi à la Planète de la découverte. Elle est principalement destinée aux jeunes et devrait être visitée par non moins de 1 500 écoles francophones de toutes les régions. L’exposition a été organisée par le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), dans le cadre de son programme de culture scientifique, en collaboration avec Solidere, le journal an-Nahar et le Centre culturel français.
L’exposition consiste en un nombre de posters représentant des éléments de nature, de la faune et de la flore : ce sont des prises de vue du grand photographe français Yann Arthus-Bertrand. Cette exposition avait déjà fait le tour des écoles et universités françaises, avant de se retrouver à Beyrouth, pour se déplacer ensuite vers Jounieh et Jbeil.
Dans son allocution, Georges Tohmé, président du CNRS, a beaucoup insisté sur l’importance grandissante de la protection de la biodiversité, parce que le monde a conscience que « ce qui se perd ne se retrouvera jamais plus, et ce sera une perte aux niveaux scientifique et économique ». M. Tohmé s’est appuyé sur son expérience de plus de quarante ans dans la recherche scientifique pour mettre en avant l’incroyable richesse en biodiversité d’un pays comme le Liban. Il a expliqué que « pour une superficie 53 fois plus petite que celle de la France, la similitude entre le nombre d’espèces animales et végétales qu’on y trouve est frappante ». Ainsi, selon lui, le nombre de mammifères du Liban est de 53 pour 65 en France, les espèces d’oiseaux totalisent environ 230 pour les deux pays, les végétaux appartiennent à 2 600 espèces au Liban, contre 3 000 en France, etc.
« Il y a un intérêt autant économique qu’écologique à préserver la biodiversité du Liban, a poursuivi M. Tohmé. Il y a au Liban des espèces endémiques qui, une fois disparues, ne reviendront plus jamais (…). Les plantes et les animaux rares revêtent une importance touristique et médicale certaine. »
Pour sa part, le secrétaire général du CNRS, Mouïn Hamzé, a annoncé le programme de culture scientifique pour cette année, dont l’exposition sur la biodiversité est la première manifestation. Elle sera suivie, a précisé M. Hamzé, de deux autres expositions, l’une sur l’olivier en Méditerranée, et l’autre sur la nanotechnologie. Il a rappelé que le but est de mettre à la disposition du grand public des expositions sur des thèmes d’habitude réservés aux hommes de science et de laboratoire.
« La présente exposition porte sur un thème qui semble familier pour tous, mais qu’on ne finit jamais d’explorer ou d’en maîtriser les enjeux », a-t-il souligné. Il a ajouté que la protection de l’environnement est désormais la responsabilité de tous. « Les moyens préconisés ne sont plus le privilège exclusif des scientifiques. La participation du public, des jeunes et de toutes les catégories de la société ainsi que la sensibilisation sont devenus les moyens les plus sûrs d’atteindre cet objectif », a-t-il ajouté.
L’exposition est ouverte tous les jours de 9h à 15h, notamment pour les écoles, et se poursuit jusqu’au 24 avril.
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L’exposition consiste en un nombre de posters représentant des éléments de nature, de la faune et de la flore : ce sont des prises de vue du grand photographe français Yann Arthus-Bertrand. Cette exposition avait déjà fait le tour des écoles et universités françaises, avant de se retrouver à Beyrouth, pour se déplacer ensuite vers Jounieh et Jbeil.
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