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Actualités - Opinion

Homo cadaverus

Dans la série « trouvons un nouveau hochet pour amuser la piétaille », un sujet en diamant brut nous est tombé du ciel par la grâce d’une feuille locale. Le cancan est aussitôt relayé par Orangina qui a pris la baballe au bond, chargeant la barque et versant du pili-pili sur la plaie. Heureusement qu’on l’a, celui-là. D’ailleurs le décor orangé va bien avec ses idées, puisqu’il semble avoir décidé de presser ses adversaires jusqu’à la dernière goutte. Bref, depuis lors, c’est haro sur les macchabées ! Côtelettes décharnées, avec ou sans moelle, débris d’humérus, moignons de tibias, carcasses à retrouver et à vendre aux enchères politiques ! Peu en importe l’origine. En référence aux multiples destructions de Beyrouth et des villes de province au cours des siècles, les fouineurs équipés de radiocarbone 14 devraient aussi remonter aux époques ottomanes, byzantines, romaines et jurassiques pour débusquer les restes stratifiés d’Homo cadaverus. Ça rappellera de bons souvenirs, ça nous rajeunira et surtout réconfortera les parents des victimes plus récentes. On pourrait même recommander aux macabres renifleurs d’aller voir dans les cimetières : il paraît qu’ils recèlent une palanquée de corps inanimés. Et puis tant qu’à faire dans la facilité, on pourrait coller le tout sur le crâne luisant du Tondu de Meerab qui, à ne pas en douter, devait enfiler les jours et les nuits pour massacrer tout ça à lui tout seul. Faut dire que le chef des Fleus n’a jamais forcé son talent pour se rendre populaire. Il a beau avoir été le seul patron milicien à croupir 11 ans en taule, troqué son treillis contre des complets-veston-cravate nickel, fait la danse du ventre devant des Arabes qu’il vomissait, il se trouvera toujours un scrogneugneu pour le traiter d’assassin. Parce qu’à l’époque, c’est connu, les autres seigneurs de la guerre se partageaient sagement entre la tapisserie d’Aubusson et la broderie. Jusque-là en tout cas, la croque-mort party aura eu pour seul effet d’éclipser la mission hautement planétaire d’Istiz Nabeuh. Depuis le temps, le pauvre, qu’il dort sur le paillasson en attendant son rendez-vous saoudien, sa stratégie a fini par tourner à la guignolade. C’était notre contribution hebdomadaire aux espoirs d’avenir radieux des Libanais. Gaby NASR
Dans la série « trouvons un nouveau hochet pour amuser la piétaille », un sujet en diamant brut nous est tombé du ciel par la grâce d’une feuille locale. Le cancan est aussitôt relayé par Orangina qui a pris la baballe au bond, chargeant la barque et versant du pili-pili sur la plaie. Heureusement qu’on l’a, celui-là. D’ailleurs le décor orangé va bien avec ses idées, puisqu’il semble avoir décidé de presser ses adversaires jusqu’à la dernière goutte.
Bref, depuis lors, c’est haro sur les macchabées ! Côtelettes décharnées, avec ou sans moelle, débris d’humérus, moignons de tibias, carcasses à retrouver et à vendre aux enchères politiques ! Peu en importe l’origine. En référence aux multiples destructions de Beyrouth et des villes de province au cours des siècles, les fouineurs équipés de...