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Actualités - Analyse

Tractations régionales : aucune avancée à l’horizon

Plus que six jours avant la date de la session parlementaire présidentielle fixée par le président du Parlement, Nabih Berry. Ce qui change cette fois, c’est que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, n’est plus à Beyrouth en train d’effectuer des navettes entre Aïn el-Tiné, Koraytem, Rabieh, Yarzé et le Sérail dans le but de faire fructifier l’initiative arabe afin d’aboutir à l’élection du général Michel Sleimane à la magistrature suprême. Il a déserté Beyrouth après s’être rendu compte que ses efforts étaient condamnés à un cercle vicieux. La différence, cette fois aussi, c’est que Nabih Berry a effectué plusieurs visites dans diverses capitales arabes – Damas, Le Caire, Doha – et attend aujourd’hui de décrocher un rendez-vous lui permettant de conférer avec le roi d’Arabie saoudite, Abdallah ben Abdel-Aziz, afin de sortir l’initiative arabe du tunnel dans lequel elle se trouve. Le conflit entre les deux camps politiques rivaux, majorité et opposition, après s’être concentré sur la personne du candidat à la présidentielle, puis sur la formation d’un cabinet d’union nationale, s’articule aujourd’hui autour de la loi électorale et sur la taille de la circonscription. M. Moussa, qui avait quitté le Liban le 25 novembre dernier sans fixer de date pour son retour, n’a toujours pas précisé s’il compte ou non reprendre le chemin de Beyrouth. Il avait, lors de son séjour, indiqué à Nabih Berry et Fouad Siniora mais aussi à d’autres qu’il était désormais « incapable de fournir plus d’efforts car la solution réside dans un assainissement des relations syro-saoudiennes ». Seul cet assainissement serait de nature à permettre l’application de la première clause de l’initiative arabe qui réclame l’élection immédiate de Michel Sleimane, et ce conformément à la Constitution qui dispose que c’est le président de la République qui est compétent pour mener les concertations avec les différents blocs parlementaires avant la nomination du Premier ministre. Lors du sommet arabe de Damas le 29 mars dernier, M. Moussa avait été chargé d’amorcer des discussions avec le régime syrien sur le dossier des relations arabo-arabes. Ce dernier attend toujours que Damas lui fixe un rendez-vous pour commencer à examiner ce dossier avec, en priorité, le différend syro-saoudien. Des informations diplomatiques en provenance du Caire, de Damas et de Doha n’ont fait état d’aucune avancée dans les tractations qui ont eu lieu pendant et après le sommet égypto-saoudien de Charm el-Cheikh et il n’y a rien à l’horizon qui puisse concrètement traduire ces tractations sur le terrain. Sur la scène interne, la lutte entre majorité et opposition est à son paroxysme. Régionalement, l’axe syro-iranien, d’une part, et l’Administration américaine utilisent tous deux la carte de l’élection présidentielle. Les sources précitées ajoutent que le général Sleimane n’est qu’un candidat théoriquement consensuel. Khalil FLEYHANE
Plus que six jours avant la date de la session parlementaire présidentielle fixée par le président du Parlement, Nabih Berry. Ce qui change cette fois, c’est que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, n’est plus à Beyrouth en train d’effectuer des navettes entre Aïn el-Tiné, Koraytem, Rabieh, Yarzé et le Sérail dans le but de faire fructifier l’initiative arabe afin d’aboutir à l’élection du général Michel Sleimane à la magistrature suprême. Il a déserté Beyrouth après s’être rendu compte que ses efforts étaient condamnés à un cercle vicieux.
La différence, cette fois aussi, c’est que Nabih Berry a effectué plusieurs visites dans diverses capitales arabes – Damas, Le Caire, Doha – et attend aujourd’hui de décrocher un rendez-vous lui permettant de conférer avec le roi...