La France confirme officiellement
la « disparition » d’Assadiq
le 09 avril 2008 à 00h00
Le témoin à charge dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, Mohammad Zouheir Assadiq, qui résidait en France, n’était soumis à « aucun contrôle judiciaire », a-t-on appris hier de sources policières française, tandis que le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner confirmait et déplorait sa disparition.
« Il était chez lui ou assigné à résidence et il a disparu. Et c’est tout ce que je sais. Je viens de l’apprendre ce matin. Je suis le premier à le déplorer », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, en marge d’une conférence de presse. « Mais je ne sais pas dans quelles conditions et s’il y avait un dispositif policier pour le garder. Je ne confirme rien », a-t-il ajouté.
Selon des sources policières, Mohammad Assadiq « n’était pas assigné à résidence » et n’était soumis « à aucun contrôle judiciaire », de sorte qu’il pouvait aller et venir sans avoir à en informer quiconque. Il vivait à Chatou (Yvelines) et son bail arrivait à expiration en mai, a-t-on ajouté. Certaines sources proches du dossier envisageaient hier qu’il se soit rendu dans les Émirats arabes unis.
L’avocat de Mohammad Assadiq, Guillaume Selenet, interrogé par notre correspondant à Paris, Élie Masboungi, a quant à lui confirmé que son client « n’était pas sous surveillance ». « Il était libre et donc on ne peut pas dire qu’il a disparu », a-t-il noté.
Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, Mohammad Assadiq, un ancien officier des SR syriens, avait été arrêté en 2005 en banlieue parisienne, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri. Il avait affirmé que l’ancien président Émile Lahoud et le président syrien Bachar el-Assad avaient donné l’ordre de commettre ce crime. La justice libanaise veut entendre ce transfuge syien, qui intéresse également la commission d’enquête internationale. La France avait refusé son extradition en raison de l’absence de garantie de non-application de la peine de mort à l’intéressé.
Le témoin à charge dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, Mohammad Zouheir Assadiq, qui résidait en France, n’était soumis à « aucun contrôle judiciaire », a-t-on appris hier de sources policières française, tandis que le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner confirmait et déplorait sa disparition.
« Il était chez lui ou assigné à résidence et il a disparu. Et c’est tout ce que je sais. Je viens de l’apprendre ce matin. Je suis le premier à le déplorer », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, en marge d’une conférence de presse. « Mais je ne sais pas dans quelles conditions et s’il y avait un dispositif policier pour le garder. Je ne confirme rien », a-t-il ajouté.
Selon des sources policières, Mohammad Assadiq « n’était...
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