Certains pôles politiques ou d’envergure nationale – et pas des moindres – n’ont pas été surpris par la teneur de l’interview accordée avant-hier par le commandant en chef de l’armée à notre confrère as-Safir. Et pour cause : Michel Sleimane les avait mis au courant avant que de répondre aux questions du quotidien arabophone. Une interview dans laquelle il a adressé un double message. Un : « Faites attention à un éventuel vide » à la tête de l’institution qu’il commande depuis neuf ans, c’est-à-dire : « Profitez des cinq mois qui nous séparent du 21 août pour vous mettre d’accord sur un nouveau patron de la troupe. » Deux : sa « déception » quant à la façon dont sa candidature à la présidence est appréhendée par certains, et, surtout, par rapport à ces interminables reports du scrutin.
Des sources bien informées assurent que les personnes à qui Michel Sleimane a demandé conseil avant que de donner son interview l’ont encouragé à aller dans la direction qu’il a finalement prise. À savoir, notamment, refuser catégoriquement la prorogation de son mandat à la tête de l’institution militaire. Sans compter que le général Sleimane a bien fait comprendre à ceux qui auraient été tentés de l’oublier qu’il est plus que déterminé à faire ce qu’il dit : il ne restera pas en poste un jour de plus après le 21 août – une façon de mettre la majorité et l’opposition devant leur responsabilité commune : s’entendre, avant la date-butoir, sur le nom de son successeur. Il rappelle volontiers que quand il est convaincu de quelque chose (par exemple : la bataille de Nahr el-Bared), rien ni personne (par exemple : Émile Lahoud et le Hezbollah, à l’époque) ne peut l’empêcher d’y foncer.
Les sources précitées, qui évoquent volontiers le « choc » provoqué, au sein du landernau politique local et dans les chancelleries de la capitale, par l’annonce de Michel Sleimane, parlent tout autant de ce qu’il fallait lire plus ou moins entre les lignes. C’est-à-dire que le patron de l’armée n’a pas renoncé à Baabda, et que, pour la première fois, il a critiqué tous ceux qui multiplient les obstacles face à son élection, ou face à la tenue du scrutin. Et ceux qui retardent son arrivée à la première magistrature sont connus par tous…
Ces mêmes sources utilisent le mot « amertume » pour qualifier l’attente infinie par un candidat supposé consensuel de la date de son élection. Elles parlent aussi, proportionnellement, de la « discrétion » des pôles politiques, aussi bien du 14 que du 8 Mars, qui attendent, prudemment, de connaître les véritables intentions du général Sleimane avant que de se prononcer sur cette fameuse interview…
Certains pôles politiques ou d’envergure nationale – et pas des moindres – n’ont pas été surpris par la teneur de l’interview accordée avant-hier par le commandant en chef de l’armée à notre confrère as-Safir. Et pour cause : Michel Sleimane les avait mis au courant avant que de répondre aux questions du quotidien arabophone. Une interview dans laquelle il a adressé un double message. Un : « Faites attention à un éventuel vide » à la tête de l’institution qu’il commande depuis neuf ans, c’est-à-dire : « Profitez des cinq mois qui nous séparent du 21 août pour vous mettre d’accord sur un nouveau patron de la troupe. » Deux : sa « déception » quant à la façon dont sa candidature à la présidence est appréhendée par certains, et, surtout, par rapport à ces interminables reports du...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.