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Arsenal-Liverpool : Ils ne vont plus se quitter

Leur affrontement ce soir à Londres en quarts de finale de la Ligue des champions ne sera que le premier parmi trois duels en une semaine, avec un match de championnat d’Angleterre ce week-end : Arsenal et Liverpool jouent leur saison sur ce triptyque. La forme. Avantage Liverpool. À l’exception de l’humiliante défaite à Old Trafford il y a dix jours, Liverpool est sur une forme ascendante. Rafael Benitez a un secret pour finir les saisons en trombe avec l’émergence de joueurs comme Xabi Alonso, Ryan Babel ou Dirk Kuyt, transparents jusqu’alors. Arsenal semblait en perdition. Mais leur improbable victoire à Bolton, avec trois buts en une demi-heure alors qu’ils jouaient à dix et étaient menés 2 à 0, a peut-être relancé les Gunners. Les face-à-face. Avantage Arsenal. Kolo Touré : « L’an passé, on a joué contre eux quatre fois et on les a battus trois fois. » Les Reds n’ont plus gagné à Highbury ou à l’Emirates depuis huit ans. Mais les Londoniens se souviendront de leur défaite de l’an passé, à Anfield (4-1). En trois saisons, c’est la seule fois où ils ont pris quatre buts en championnat. L’expérience européenne. Avantage Liverpool. Liverpool a gagné huit quarts sur onze, Arsenal un sur quatre. Finaliste en 2007, Liverpool a gagné sa 5e C1 en 2005. Arsenal a perdu sa seule finale un an plus tard. Le poids du championnat. Avantage Liverpool. Après sa victoire contre Everton, les Reds semblent assurés de la 4e place, qualificative pour la C1. « La pression est levée », dit Steven Gerrard. Arsenal, qui a longtemps cru au sacre avant de s’effondrer, répugne à baisser les bras, même si ses chances sont minimes. Gardiens. Avantage Liverpool. Titulaire cette saison, Manuel Almunia n’a guère commis de fautes mais n’a jamais été génial. Pepe Reina peut commettre de rares bourdes, mais est plus expérimenté et capable d’arrêts décisifs. La défense. Égalité. William Gallas et Kolo Touré ne sont pas apparus au mieux depuis plusieurs semaines. Mais leur vitesse pourrait être déterminante face à Fernando Torres. Emmanuel Eboué a les moyens de pallier la blessure de Bacary Sagna sur le côté. L’absence prolongée de Daniel Agger, blessé, est préjudiciable. Martin Skrtel n’a pas convaincu aux côtés de Jamie Carragher, et Sami Hyypia vieillit. Le milieu. Égalité. Si l’infatigable Mathieu Flamini parvient à museler un Steven Gerrard plus offensif, il pourrait poser un problème insoluble aux hommes du Nord, dont le jeu passe immanquablement par l’international. Javier Mascherano et Xabi Alonso ont la qualité pour maîtriser Cesc Fabregas. Mais les Londoniens, moins unidimensionnels, peuvent plus s’adapter. Les ailes. Avantage Arsenal. Positionnés sur les ailes depuis plusieurs semaines, Kuyt et Babel ne sont pas naturellement des joueurs de côté. À l’inverse de Gaël Clichy et d’Eboué, qui devront ne pas oublier leur tâche défensive. Devant. Avantage Liverpool. Fernando Torres est l’arme fatale des Reds, avec onze buts en dix matches. Côté Arsenal, Emmanuel Adebayor n’a pas la même classe et a perdu le chemin des filets. Peut-être est-ce le moment pour Robin Van Persie, pas épargné par les blessures, pour arriver en grande forme. Les entraîneurs. Égalité. Benitez et Wenger jouent gros. Le premier parce qu’il lui faudra faire oublier qu’il a encore échoué en championnat. Le second parce qu’une nouvelle désillusion continentale entérinerait sa réputation de « loser » en Europe. Le huitième. Égalité. Arsenal a sorti le tenant, l’AC Milan, au prix d’un match somptueux à San Siro. Liverpool a éliminé l’Inter, l’un des grands favoris.
Leur affrontement ce soir à Londres en quarts de finale de la Ligue des champions ne sera que le premier parmi trois duels en une semaine, avec un match de championnat d’Angleterre ce week-end : Arsenal et Liverpool jouent leur saison sur ce triptyque.

La forme. Avantage Liverpool.
À l’exception de l’humiliante défaite à Old Trafford il y a dix jours, Liverpool est sur une forme ascendante. Rafael Benitez a un secret pour finir les saisons en trombe avec l’émergence de joueurs comme Xabi Alonso, Ryan Babel ou Dirk Kuyt, transparents jusqu’alors.
Arsenal semblait en perdition. Mais leur improbable victoire à Bolton, avec trois buts en une demi-heure alors qu’ils jouaient à dix et étaient menés 2 à 0, a peut-être relancé les Gunners.

Les face-à-face. Avantage Arsenal.
Kolo Touré : « L’an passé, on a...