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Actualités - Opinion

Verbiage en soupe

Il faut concéder à Istiz Nabeuh une absence de détour dans l’exposé de ses ambitions. De fait, c’est encore une jolie soupe qu’il nous sert à propos d’une nouvelle table de verbiage qu’il se propose de convoquer après la fin de la sauterie de Damas. Une nouvelle qui ne s’annonce pas comme la moitié de rien. Sa recette est simple et d’ailleurs il n’en connaît pas d’autre : « Un gouvernement d’union, une loi électorale. » Puis quand l’idée partira en quenouilles à force d’insultes et d’infamies réciproques, il en ramènera une autre avec une formule inverse : « Une loi électorale, un gouvernement d’union. » Mais l’insubmersible baron de Aïn el-Tiné a aussi d’autres variantes dans sa besace : « Une loi d’union, un gouvernement électoral » ; ou encore : « Une loi gouvernementale et une union électorale. » Sacré Nabeuh ! Il continuera à tourner la classe politique en bourrique jusqu’au 322e report de l’élection présidentielle. Le jour où Michel Sleimane pendra la crémaillère à son logement de Baabda, il n’aura plus, le pauvre, assez de dents pour marmonner son discours d’investiture. En attendant, le Déshérité antédiluvien peut toujours continuer à cadenasser son poulailler, place de l’Étoile. Pour les esprits obtus, l’argument suivant est à lire en apnée : « Le gouvernement est illégal, illégitime, non consensuel, anticonstitutionnel, non conforme à l’entente et qui plus est, estropié de ses pendentifs chiites. » Évidemment, ce puissant pensum n’a de l’effet que s’il est débité sur fond de nuisance sonore des excités de la gâchette : trois blessés au dernier tableau de chasse du vieux haut perché parlementaire et de son compère barbu. Médiamétrie et mesure d’audience revues et corrigées par les ploucs… Mais Istiz Nabeuh, qui parle couramment la langue de bois, saute du coq à l’âne, enfourche la bête puis revient au coq, pour finalement reconnaître que l’équipe du Signoret pleureur « est en place » et qu’il est obligé de faire avec. Au point qu’il avait même proposé à Rictus oblicus d’aller faire tapisserie au sommet arabe en Assadie, un pince-fesse qui promet d’être bidonnant au vu du nombre historique de sous-fifres qui iront fièrement représenter leurs roitelets et dictateurs respectifs… Si fièrement d’ailleurs qu’à leur retour, aucun ne dira : « Je suis allé à Damas », mais plutôt : « Je reviens de Bachar. » Gaby NASR
Il faut concéder à Istiz Nabeuh une absence de détour dans l’exposé de ses ambitions. De fait, c’est encore une jolie soupe qu’il nous sert à propos d’une nouvelle table de verbiage qu’il se propose de convoquer après la fin de la sauterie de Damas. Une nouvelle qui ne s’annonce pas comme la moitié de rien. Sa recette est simple et d’ailleurs il n’en connaît pas d’autre : « Un gouvernement d’union, une loi électorale. » Puis quand l’idée partira en quenouilles à force d’insultes et d’infamies réciproques, il en ramènera une autre avec une formule inverse : « Une loi électorale, un gouvernement d’union. »
Mais l’insubmersible baron de Aïn el-Tiné a aussi d’autres variantes dans sa besace : « Une loi d’union, un gouvernement électoral » ; ou encore : « Une loi gouvernementale et...