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Actualités - Chronologie

Vive inquiétude à Paris après le 17e report de la présidentielle

Paris, d’Élie MASBOUNGI Paris a exprimé sa préoccupation face au nouveau report de l’élection présidentielle tout en déplorant que le Liban ne puisse être représenté au sommet de Damas par un président dûment élu. Dans le même temps, des diplomates européens et arabes en poste en France ont laissé entendre qu’il sera plus difficile, après les assises de Damas, de trouver une solution à la crise libanaise et qu’il y a de fortes chances que le problème persiste durant plusieurs mois encore avec d’importants risques de confrontations internes ou de guerre régionale. Sur le plan officiel d’abord, le ministère français des Affaires étrangères et européennes a remis à la presse hier, dans le cadre du point de presse bihebdomadaire de Mme Pascale Andréani, porte-parole parole du Quai d’Orsay, un communiqué faisant part de ses inquiétudes quant à la situation au Liban : « Nous avons pris note de l’annonce faite par le président du Parlement libanais du 17e report de la session parlementaire destinée à élire le président de la République libanaise. La France, avec les autres partenaires du Liban, marque sa préoccupation face à ce nouveau report et à la perspective de voir ainsi l’élection encore reportée de quatre semaines », indique le communiqué du Quai d’Orsay. « Cela fait aujourd’hui plus de quatre mois, poursuit le texte, que le Liban n’a plus de président alors qu’un accord de principe était intervenu début décembre sur l’élection d’un candidat de consensus en la personne de Michel Sleimane. À quelques jours du sommet de la Ligue arabe, la France rappelle le soutien qu’elle a apporté, avec l’Union européenne, au plan adopté à l’unanimité en janvier par les États de la Ligue arabe prévoyant dans son premier point la tenue sans délai de l’élection présidentielle. Nous déplorons que le Liban ne puisse être représenté par un président au sommet arabe. » An journaliste qui lui demandait pourquoi le Quai d’Orsay a jugé utile de rendre publique aujourd’hui une déclaration spéciale sur le Liban, Mme Andréani a répondu : « C’est le dix-septième report. Il y a plus de quatre mois que le Liban n’a pas de président. Nous sommes à quelques jours du sommet de la Ligue arabe et nous avions espéré que l’élection présidentielle au Liban serait menée à son terme avant le début du sommet. Il nous paraît donc important de rappeler notre position. » En réponse à une autre question, elle a réaffirmé le soutien de Paris au gouvernement Siniora et n’a pas voulu commenter la faiblesse du niveau de la représentation de certains pays arabes au sommet de Damas. (Il convient d’indiquer qu’à Beyrouth, l’inquiétude française a été communiquée hier par le chargé d’affaires, André Parant, qui a été reçu dans la journée par le président des Kataëb, Amine Gemayel). Pessimisme diplomatique Au sujet de l’impasse libanaise, des diplomates européens en poste à Paris ont estimé qu’après le sommet de Damas, il sera plus difficile de trouver une issue à la crise libanaise du fait de l’absence de date butoir et d’un raidissement des positions des divers protagonistes tant à l’intérieur du Liban qu’à l’extérieur. Ils ne voient pas comment, selon un ancien ambassadeur européen en poste à Beyrouth, les choses pourraient aller dans un sens positif à un moment où la situation s’envenime à l’intérieur du pays et où aucune désescalade ne se profile à l’horizon aux niveaux régional et international. De son côté, un ancien ministre arabe à la retraite a estimé que si rien n’était fait à l’initiative des parties libanaises elles-mêmes, le Liban pourrait au mieux sombrer dans l’oubli et se situer avec le temps au dernier plan des préoccupations des grandes capitales ou voler en éclats en cas de conflit régional.
Paris, d’Élie MASBOUNGI

Paris a exprimé sa préoccupation face au nouveau report de l’élection présidentielle tout en déplorant que le Liban ne puisse être représenté au sommet de Damas par un président dûment élu. Dans le même temps, des diplomates européens et arabes en poste en France ont laissé entendre qu’il sera plus difficile, après les assises de Damas, de trouver une solution à la crise libanaise et qu’il y a de fortes chances que le problème persiste durant plusieurs mois encore avec d’importants risques de confrontations internes ou de guerre régionale.
Sur le plan officiel d’abord, le ministère français des Affaires étrangères et européennes a remis à la presse hier, dans le cadre du point de presse bihebdomadaire de Mme Pascale Andréani, porte-parole parole du Quai d’Orsay, un...