Optimisme béat ? Méthode Coué ? Ou simple rappel du potentiel de cette équipe ? Dirigeants et joueurs marseillais ont répété en chœur l’objectif d’une qualification en Ligue des champions, malgré les désillusions successives.
L’OM vient d’enregistrer une nouvelle désillusion samedi au Vélodrome en championnat devant Sochaux (défaite 1-0), qui s’ajoute à la pantalonnade en Coupe de France devant Carquefou et l’élimination de la Coupe de l’UEFA.
Les raisons d’y croire
Une certaine expérience du retour en force. À la dérive en début de saison, l’OM a connu une remontée spectaculaire depuis l’arrivée d’Éric Gerets, passant de la 17e à la 4e place entre la 9e et la 30e journée. Le groupe marseillais est sorti renforcé de ce long retour à la surface. L’exemple de la saison dernière est aussi mis en avant par tous : à 11 journées de la fin, battu au Vélodrome par Lens, l’OM comptait 10 points de retard sur la 2e place (et 4 sur la 3e, contre 6 aujourd’hui). Mais un printemps décoiffant lui permettait de combler ce gouffre pour terminer 2e.
Gerets a les clés. Habitué à gérer les périodes de crise – il l’a notamment prouvé en Allemagne à Kaiserslautern et Wolfsburg – Gerets est capable de fédérer les énergies pour le projet Ligue des champions. Son autorité sur son groupe sort aussi renforcée après la mise à pied 10 jours du contestataire Ziani. Son leadership doit s’exprimer plus que jamais aujourd’hui.
Le retour de Rodriguez. Cadre essentiel, qualifié de « vieux guerrier » par Gerets, le défenseur central Julien Rodriguez devait faire son retour de blessure à Lorient. Sa présence est attendue par le groupe. Elle permettra aussi à Cana, qui le remplace à ce poste où il connaît actuellement un moindre rendement, de retrouver sa place de prédilection au milieu.
Des doutes
Cissé-Nasri, le doute s’installe. Les deux vedettes traversent une zone de turbulence. Une partie du Vélodrome les a accueillis avec des sifflets samedi, estimant qu’ils incarnaient les maux actuels de l’équipe. À voir Cissé forcer ses tirs, oublier ses partenaires et manquer des occasions en or, le public a en effet cru vivre un « remake » de son début de saison fantomatique. Quant à Nasri, il pèse nettement moins sur le jeu que la saison dernière. Moins décisif dans ses passes, moins tranchant dans ses courses, inefficace dans ses frappes, il est clairement à la peine. Valbuena ne saurait supporter à lui seul la charge de l’animation offensive..
La blessure de Valbuena. Le petit attaquant marseillais s’est rendu indispensable, par sa percussion et son état d’esprit. Mais ses adducteurs ont payé sa débauche d’activité. Bilan : 10 jours d’arrêt. Soit la durée de la mise à pied de Ziani, son possible remplaçant. Grandin, à son poste, possède moins d’arguments. À moins que Niang ne passe de gauche à droite. Un souci d’organisation pour Gerets, car son équipe ne tolère guère les absences de titulaires.
Un public qui doute aussi. Le vent a légèrement tourné au Vélodrome après la défaite contre Carquefou. Cissé et Nasri ont essuyé les sifflets à la présentation, mais on sent l’impatience poindre. Comme au début de saison.
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L’OM vient d’enregistrer une nouvelle désillusion samedi au Vélodrome en championnat devant Sochaux (défaite 1-0), qui s’ajoute à la pantalonnade en Coupe de France devant Carquefou et l’élimination de la Coupe de l’UEFA.
Les raisons d’y croire
Une certaine expérience du retour en force. À la dérive en début de saison, l’OM a connu une remontée spectaculaire depuis l’arrivée d’Éric Gerets, passant de la 17e à la 4e place entre la 9e et la 30e journée. Le groupe marseillais est sorti renforcé de ce long retour à la surface. L’exemple de la saison dernière est...