Sèchement battue au troisième tour du tournoi d’Indian Wells dimanche, Amélie Mauresmo ne cache plus qu’elle vit actuellement une grosse période de doute et s’inquiète de ne pas entrevoir de solutions.
Pour la Française, la question n’est plus de savoir comment redevenir la n° 1 mondiale comme fin 2004 ou comment ajouter un 25e titre à son palmarès.
La question est plutôt de savoir comment passer quelques tours et battre des adversaires qui ne sont même pas dans le top 20 mondial.
Et dimanche l’Ukrainienne Alona Bondarenko a ajouté une couche à son désarroi.
« Il y a beaucoup d’incertitudes là maintenant, a lancé la 27e joueuse mondiale après sa sévère défaite (6-1, 6-2) contre la 24e joueuse mondiale. Je ne sens pas que je lui fais mal. Cela amène du découragement. J’essaie des choses et cela ne marche pas. C’est décevant. »
Cette rencontre dans le désert californien a effectivement été un long chemin de croix pour celle qui a quitté, mi-février, le top 20 pour la première fois depuis 1999.
Pléthore de fautes directes, 7 doubles fautes, dont une offrant le premier set à son adversaire, 18 % de points gagnés sur ses deuxièmes balles, aucune balle de break en sa faveur.
Des statistiques qui témoignent des difficultés actuelles de la Française qui n’a pas gagné plus de deux matches consécutifs depuis Wimbledon 2007.
« Cela fait longtemps que je cours après les bonnes sensations. Je n’ai jamais connu de période (de doute) aussi longue dans ma carrière », avoue-t-elle sans jamais se cacher derrière de fausses excuses physiques ou liées aux conditions de jeu.
Alors que se passe-t-il Amélie ?
« Dans ce match, 70 % de mes choix sont les mauvais. Et quand je fais le bon, j’ai des problèmes dans la réalisation du coup », se lamente-t-elle.
En clair, tout est lié au doute qui s’est immiscé dans le crâne de la gagnante de l’Open l’Australie et de Wimbledon 2006 depuis la crise d’appendicite dont elle fut victime il y a exactement un an.
« J’ai besoin de retrouver les bons choix naturels. Ce que je faisais instinctivement il y a quelque temps, je ne le fais plus, explique-t-elle. J’ai passé pas mal de temps dans ma carrière à chercher l’équilibre dans mon jeu : aller de l’avant, jouer service-volée, etc. »
Malgré tout, elle veut continuer à se battre à 28 ans.
Et elle pense déjà au match de barrage de la Fed Cup au Japon fin avril. « J’y serai », répète-t-elle.
Et aux Jeux olympiques aussi pour « être dans le village (olympique) au milieu de tous les athlètes, revivre les émotions d’Athènes il y a quatre ans et avoir une chance de gagner une médaille ».
Parmi les solutions envisagées, elle évoque la possible arrivée pour Miami, tournoi qui commence en milieu de semaine prochaine, de son entraîneur Loïc Courteau.
« Peut-être, je ne sais pas », souffle-t-elle, alors que le duo avait exceptionnellement décidé de ne pas voyager ensemble sur cette tournée américaine pour « apporter de la fraîcheur ».
Sa seule certitude en ce moment semble être qu’elle possède plein... d’incertitudes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Sèchement battue au troisième tour du tournoi d’Indian Wells dimanche, Amélie Mauresmo ne cache plus qu’elle vit actuellement une grosse période de doute et s’inquiète de ne pas entrevoir de solutions.
Pour la Française, la question n’est plus de savoir comment redevenir la n° 1 mondiale comme fin 2004 ou comment ajouter un 25e titre à son palmarès.
La question est plutôt de savoir comment passer quelques tours et battre des adversaires qui ne sont même pas dans le top 20 mondial.
Et dimanche l’Ukrainienne Alona Bondarenko a ajouté une couche à son désarroi.
« Il y a beaucoup d’incertitudes là maintenant, a lancé la 27e joueuse mondiale après sa sévère défaite (6-1, 6-2) contre la 24e joueuse mondiale. Je ne sens pas que je lui fais mal. Cela amène du découragement. J’essaie des choses et cela...