Téhéran se sert des élections pour masquer l’absence de démocratie réelle dans le système étroitement contrôlé du pays, estime l’avocate iranienne Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix. Lors d’une interview accordée à Reuters, elle a dit ne pas avoir participé aux législatives de vendredi, à l’issue desquelles le camp conservateur de la République islamique a maintenu son emprise sur le Majlis (Parlement). « Pourquoi devrais-je voter alors que je pense que ces élections ne sont pas libres et que je ne connais aucun des candidats ? » a fait valoir Mme Ebadi, 60 ans. « La première mesure à obtenir, dans une démocratie, c’est qu’on puisse voter pour qui l’on veut, a-t-elle déclaré. Mais les gens ne sont pas libres de choisir, ils ne peuvent voter que pour ceux qui ont reçu l’approbation du Conseil des gardiens. Un tel scrutin ne saurait être considéré comme libre. »
Téhéran se sert des élections pour masquer l’absence de démocratie réelle dans le système étroitement contrôlé du pays, estime l’avocate iranienne Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix. Lors d’une interview accordée à Reuters, elle a dit ne pas avoir participé aux législatives de vendredi, à l’issue desquelles le camp conservateur de la République islamique a maintenu son emprise sur le Majlis (Parlement). « Pourquoi devrais-je voter alors que je pense que ces élections ne sont pas libres et que je ne connais aucun des candidats ? » a fait valoir Mme Ebadi, 60 ans. « La première mesure à obtenir, dans une démocratie, c’est qu’on puisse voter pour qui l’on veut, a-t-elle déclaré. Mais les gens ne sont pas libres de choisir, ils ne peuvent voter que pour ceux qui ont reçu l’approbation du Conseil...
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