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Actualités - Chronologie

Banque Bear Stearns, star de Wall Street, contrainte à demander l’aide de la Fed

L’une des banques d’affaires les plus prestigieuses de Wall Street, Bear Stearns, a dû appeler à l’aide la Banque centrale américaine pour obtenir un financement d’urgence, ses liquidités s’étant évaporées devant l’intensification des rumeurs de faillite. L’argent nécessaire, dont le montant n’a pas été précisé, sera apporté par la banque de Réserve fédérale (Fed) de New York – l’intermédiaire entre la Banque centrale et les marchés – à la banque commerciale JPMorgan, qui le prêtera à son tour à Bear Stearns, selon des communiqués publiés hier. Cette facilité est accordée pour une durée initiale de 28 jours. Bear Stearns pourra tirer sur cette ligne de crédit en fonction de ses besoins. Bear Stearns et JPMorgan entendent profiter de ces quatre semaines pour mettre au point un financement permanent ou trouver « d’autres alternatives » (en clair : un rachat) pour la banque d’affaires américaine. Selon la chaîne d’information financière CNBC, un rachat de Bear Stearns a été proposé à plusieurs investisseurs, dont JPMorgan Chase. La confirmation des craintes du marché sur la santé de Bear Stearns faisait plonger le titre de 35 % à la Bourse de New York, à 37,19 dollars à 14h15 GMT. L’ensemble de Wall Street repartait dans le rouge, après une ouverture en hausse, ses pires craintes sur la situation des banques se trouvant confirmées. Encore mercredi, le directeur général de Bear Stearns, Alan Schwartz, avait laissé espérer que son établissement serait bénéficiaire au premier trimestre, en dépit de la prolongation de la crise sur les marchés financiers mondiaux. Il avait alors à nouveau démenti les rumeurs sur de possibles problèmes de liquidités qui avaient fait dévisser le cours de l’action Bear Stearns lundi. « Notre bilan ne s’est pas affaibli », avait-il assuré. Mais hier, il a dû reconnaître que la position de liquidité de son établissement s’était « détériorée significativement » au cours des 24 dernières heures. « Nous avons pris cette décision importante pour restaurer la confiance du marché, pour renforcer notre liquidité et pour nous permettre de continuer normalement nos opérations », a ajouté M. Schwarz, cité dans un communiqué. Bear Stearns a souligné qu’il n’était pas certain que les « alternatives stratégiques » mentionnées dans le communiqué de JPMorgan se concrétisent. La nervosité des marchés sur la situation de Bear Stearns se comprend d’autant plus que cette banque avait donné le coup d’envoi officiel à la crise du « subprime », en annonçant en juin que deux de ses fonds d’investissements devraient faire l’objet d’une recapitalisation pour 1,6 milliard de dollars. Mais, depuis, la banque avait semblé limiter les dégâts. Contrairement à nombre de ses rivales, elle était parvenue à rester bénéficiaire en 2007, même si ses profits avaient chuté de 89 % à 233 millions de dollars. Le mois dernier, le président de la Fed Ben Bernanke avait estimé que l’intensification de la crise pourrait pousser quelques petites banques régionales à la faillite. Mais il avait exclu qu’une grande banque de Wall Street puisse connaître un sort similaire. Les interventions aussi directes et aussi publiques de la Fed sont extrêmement rares. Hier, la Fed a annoncé qu’elle avait ratifié « à l’unanimité » les modalités du sauvetage de Bear Stearns. La Banque centrale s’est engagée à fournir les liquidités nécessaires au marché pour faciliter « son fonctionnement harmonieux ».
L’une des banques d’affaires les plus prestigieuses de Wall Street, Bear Stearns, a dû appeler à l’aide la Banque centrale américaine pour obtenir un financement d’urgence, ses liquidités s’étant évaporées devant l’intensification des rumeurs de faillite.
L’argent nécessaire, dont le montant n’a pas été précisé, sera apporté par la banque de Réserve fédérale (Fed) de New York – l’intermédiaire entre la Banque centrale et les marchés – à la banque commerciale JPMorgan, qui le prêtera à son tour à Bear Stearns, selon des communiqués publiés hier.
Cette facilité est accordée pour une durée initiale de 28 jours. Bear Stearns pourra tirer sur cette ligne de crédit en fonction de ses besoins.
Bear Stearns et JPMorgan entendent profiter de ces quatre semaines pour mettre au point un...