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Actualités - Opinion

Controverse sur un cabinet d’indépendants pour des législatives anticipées Émile KHOURY

En marge du débat public et de l’initiative arabe, l’on discute en coulisses d’un cabinet d’indépendants chargé d’organiser des législatives anticipées. Geir Pedersen a confirmé que des tractations ont eu lieu à ce propos au-dehors comme avec les protagonistes locaux. Il a cependant précisé que deux préalables incontournables conditionnent la formule : l’élection d’un président de la République et un accord sur la nouvelle loi électorale. Les législatives anticipées constituent, comme on sait, une revendication récurrente du tandem Hezbollah-CPL. Ils sont en effet convaincus que la consultation populaire déboucherait sur une nette victoire de l’actuelle opposition. Qui contrôlerait alors le pouvoir directement et non plus par le biais du fameux tiers de blocage. Le rendez-vous serait fixé au prochain été ou au printemps de l’an 2009. Mais il devrait nécessairement être précédé de l’élection d’un nouveau chef de l’État. Car sans cela, le gouvernement Siniora ne pourrait pas démissionner pour être remplacé par une équipe d’indépendants. De même, et toujours comme le relève le diplomate onusien en partance, il ne servirait à rien de préparer des législatives sans entente préalable sur la loi devant les régir. D’ailleurs, comme l’indique le député Henri Hélou, même les élections prévues pour 2009 ne pourraient pas avoir lieu si le Liban restait sans président. Pour la bonne raison que l’opposition, qui qualifie le gouvernement Siniora d’illégal-illégitime, n’accepterait pas qu’il supervise une échéance aussi importante que les législatives. Pas plus qu’elle n’admettrait que cette équipe élabore la nouvelle loi électorale. Le président Omar Karamé propose la mise en place d’un cabinet neutre pour des législatives dans les six mois. Le président Amine Gemayel estime que cela pourrait constituer une façon de se dégager du conflit sur la répartition des sièges au sein d’un gouvernement dit d’union. Il convient de noter que le recours à des élections anticipées est fréquent, en cas de crise, dans les démocraties. Mais le hic, c’est qu’il y a toujours litige au sujet de la priorité présidentielle elle-même. C’est-à-dire que les opposants veulent qu’elle soit le fait de la prochaine Chambre, issue d’élections rapprochées. Ce qui produirait, à leur avis, un président agréant à Damas. Et qui aiderait le régime syrien dans sa lutte contre le tribunal international. Alors que les loyalistes soutiennent, comme l’ONU et les médiateurs étrangers, que la présidentielle doit intervenir avant tout autre chose. Donc être assurée par la législature actuelle. Comme il s’agirait d’un président consensuel, qui veillerait à prévenir débordements et abus, la majorité présente aurait une sorte d’assurance pour le cas où le 8 Mars prenait le pouvoir après les législatives.
En marge du débat public et de l’initiative arabe, l’on discute en coulisses d’un cabinet d’indépendants chargé d’organiser des législatives anticipées. Geir Pedersen a confirmé que des tractations ont eu lieu à ce propos au-dehors comme avec les protagonistes locaux. Il a cependant précisé que deux préalables incontournables conditionnent la formule : l’élection d’un président de la République et un accord sur la nouvelle loi électorale.
Les législatives anticipées constituent, comme on sait, une revendication récurrente du tandem Hezbollah-CPL. Ils sont en effet convaincus que la consultation populaire déboucherait sur une nette victoire de l’actuelle opposition. Qui contrôlerait alors le pouvoir directement et non plus par le biais du fameux tiers de blocage.
Le rendez-vous serait fixé au prochain...