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Actualités - Chronologie

L’Égypte et l’Arabie saoudite « profondément déçues » par le nouvel échec de Moussa Khalil FLEYHANE

L’Égypte et l’Arabie saoudite sont « profondément déçues » par le nouvel échec du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui n’est pas parvenu hier à faire un progrès décisif concernant les tractations relatives à un gouvernement d’union nationale. De leur côté, les «chargés d’affaires » de la France et des États-Unis ont tous deux fait le déplacement jusqu’au Phoenicia pour s’informer des causes concrètes de ce nouvel échec, indiscutablement imputable, selon eux, à l’opposition. Réagissant à la situation, une source diplomatique arabe à Beyrouth a refusé de spéculer sur les chances de voir le roi Abdallah d’Arabie et le président égyptien Moubarak s’abstenir d’assister au prochain sommet arabe, à Damas le 29 mars, si le Liban est toujours sans président d’ici là. Vont-ils attendre le 11 mars, date de la nouvelle convocation de la Chambre, pour prendre leurs décisions ? Ce n’est pas impossible, indique la source, précisant que l’Arabie, qui assure la présidence tournante de la Ligue et doit passer la main à la Syrie le 29 mars, n’a pas encore fixé de rendez-vous au ministre syrien des AE, qui doit lui transmettre une invitation officielle au sommet et discuter du protocole de passation des pouvoirs. Côté égyptien, les choses sont plus claires, et le président égyptien a déjà déclaré publiquement que « le succès du sommet de Damas dépend du règlement de la crise au Liban ». Le secrétaire général de la Ligue, pour sa part, a quitté sans fixer de date à un éventuel retour au Liban. On mise, ou plutôt on se prend à miser, dans certains milieux, sur la Syrie, qui a laissé entendre qu’il n’est pas impossible que le Liban soit doté d’un président avant le sommet arabe. Mais l’on se demande en même temps pourquoi cet espoir tarde à se concrétiser et pour quelle raison l’opposition a fait déraper la rencontre d’hier, sachant par ailleurs que des risques réels d’affrontements de rue existent et qu’ils pourraient tout compromettre. Ces milieux ont appris avec surprise que la réunion d’hier a failli tourner court, quand le général Aoun s’est adressé un peu trop vivement au secrétaire général de la Ligue arabe, qui lui avait affirmé que le président de la Chambre s’était montré moins exigeant que lui. « Le délégué de l’opposition, c’est moi ! » s’est écrié le chef du CPL, reprochant à M. Moussa de lui opposer constamment les positions plus conciliantes de M. Berry. Le secrétaire général de la Ligue avait rappelé au général Aoun que, selon son chef de cabinet, l’opposition aurait accepté de renoncer à certaines de ses exigences – Conseil constitutionnel, déplacés – si la majorité acceptait le principe d’une répartition égale des portefeuilles ministériels entre la majorité, l’opposition et la présidence de la République. Pour sa part, le chef du CPL avait mis en demeure ses interlocuteurs de la majorité d’accepter que l’opposition détienne dix portefeuilles ministériels, comme la majorité, ou alors que l’opposition dispose de la minorité de blocage. Deux options que MM. Hariri et Gemayel avaient jugées irrecevables.
L’Égypte et l’Arabie saoudite sont « profondément déçues » par le nouvel échec du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui n’est pas parvenu hier à faire un progrès décisif concernant les tractations relatives à un gouvernement d’union nationale. De leur côté, les «chargés d’affaires » de la France et des États-Unis ont tous deux fait le déplacement jusqu’au Phoenicia pour s’informer des causes concrètes de ce nouvel échec, indiscutablement imputable, selon eux, à l’opposition.
Réagissant à la situation, une source diplomatique arabe à Beyrouth a refusé de spéculer sur les chances de voir le roi Abdallah d’Arabie et le président égyptien Moubarak s’abstenir d’assister au prochain sommet arabe, à Damas le 29 mars, si le Liban est toujours sans président d’ici là....