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Actualités - Analyse

La situation Ultime tentative de règlement de Amr Moussa avant le sommet arabe ?

Sommes-nous en présence de l’ultime tentative de règlement de la crise libanaise, avant le prochain sommet arabe (29-30 mars) ? Le secrétaire général de la Ligue, Amr Moussa, débarque demain à Beyrouth avec, en perspective, une réunion cruciale dimanche au Parlement entre MM. Amine Gemayel, Saad Hariri et Michel Aoun, centrée sur la forme que devra prendre le futur gouvernement d’union nationale. Cette réunion s’amorce dans un climat tendu, avec des déclarations diamétralement opposées de MM. Hariri et Ali Hassan Khalil. Le premier qualifiant la formule des trois blocs de dix ministres, proposée par M. Berry, comme étant « d’origine syrienne », l’autre rappelant que « c’est la majorité elle-même qui a d’abord émis cette idée ». Arrivé hier à Beyrouth, Hicham Youssef, chef de cabinet de Amr Moussa, a commencé à sonder les protagonistes de la crise en prévision de l’arrivée de ce dernier. M. Youssef s’est réuni hier, tour à tour, avec Nader Hariri puis avec les représentants de l’opposition réunis, Ali Hassan Khalil, Hussein Khalil et Gebran Bassil. Il complétera ses contacts préparatoires aujourd’hui. Le nouveau round de concertations est mal parti, estime une source diplomatique arabe, qui relève que la composition du gouvernement telle que défendue par l’opposition est « contraire à la formule qu’en propose la Ligue arabe », sans compter que le général Aoun s’en démarque, en continuant à réclamer la « minorité de blocage ». Et la source diplomatique de souligner que toutes choses étant égales par ailleurs, la proposition de l’opposition transforme la majorité parlementaire en minorité ou en fait l’égale de la minorité, et consacre la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui est contraire à l’esprit du règlement arabe, qui part du principe qu’il ne doit y avoir ni vainqueur ni vaincu. Selon la source diplomatique citée, le dialogue de sourds entre la majorité et l’opposition est certainement dû, en partie, à la tension qui règne entre l’Arabie saoudite et la Syrie, des sources proches de Damas accusant le ministre saoudien des AE, Saoud el-Fayçal, de « paver la voie, par ses contacts actuels, à une résolution internationale » sur le Liban. Selon toute vraisemblance, ce climat va se tendre de plus en plus à mesure que la date du prochain sommet arabe se rapprochera. En cas d’échec du round actuel de concertations, M. Moussa pourrait décider de ne plus retourner au Liban avant la tenue du sommet pour éviter que sa démarche n’induise un surcroît de tension, qui se traduirait par la relance de la « guerre des quartiers » ou par des assassinats. Sachant par ailleurs qu’un haut magistrat choisi pour représenter le Liban dans le tribunal international est, selon la source diplomatique arabe, dans la ligne de mire des assassins. Sachant aussi que le régime syrien ne prête aucune importance à la présence ou à l’absence, au sommet, du monarque saoudien et du raïs égyptien, et reste insensible à la crise libanaise et au fait que le Liban ne sera pas représenté par son président. Khalil FLEYHANE
Sommes-nous en présence de l’ultime tentative de règlement de la crise libanaise, avant le prochain sommet arabe (29-30 mars) ? Le secrétaire général de la Ligue, Amr Moussa, débarque demain à Beyrouth avec, en perspective, une réunion cruciale dimanche au Parlement entre MM. Amine Gemayel, Saad Hariri et Michel Aoun, centrée sur la forme que devra prendre le futur gouvernement d’union nationale.
Cette réunion s’amorce dans un climat tendu, avec des déclarations diamétralement opposées de MM. Hariri et Ali Hassan Khalil. Le premier qualifiant la formule des trois blocs de dix ministres, proposée par M. Berry, comme étant « d’origine syrienne », l’autre rappelant que « c’est la majorité elle-même qui a d’abord émis cette idée ».
Arrivé hier à Beyrouth, Hicham Youssef, chef de cabinet de Amr Moussa,...