Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Youssef en mission préparatoire et préventive Philippe ABI-AKL

Moussa, attendu le 24, dépêche à Beyrouth son directeur de cabinet, Hicham Youssef, pour préparer la prochaine réunion quadripartite et amorcer l’apaisement politique, gage d’une détente sur un plan sécuritaire qui devient dangereux. Le diplomate arabe s’efforcera de porter les pôles locaux à tempérer leurs propos, sinon à conclure une trêve politique en attendant de voir ce que les efforts de Moussa vont donner. Pour le moment, on le sait, les positions ne sont marquées par aucun assouplissement. La majorité, considérant avoir été au bout des concessions possibles, proclame depuis le 14 sa détermination à faire face. À défendre les acquis de la lutte d’indépendance, en exigeant l’élection du général Sleimane dans les meilleurs délais et sans conditions préliminaires. Message répété à l’adresse de la minorité et de son négociateur attitré, le général Michel Aoun. On sait en effet qu’à Saad Hariri, qui lui demandait s’il y aurait vote en cas d’acceptation du tiers de blocage, Aoun avait répondu qu’il faudrait encore savoir qui serait président du Conseil. Et même connaître d’avance les ministres ainsi que la répartition des portefeuilles ! Un bref rappel des surenchères, qu’effectue un député loyaliste : il y a un an, il était question de 19 /10 plus un ministre roi. L’opposition voulait le désigner elle-même ! Elle a ensuite durci encore le ton, en s’accrochant au tiers de blocage. Mais, comme Aoun l’a indiqué, elle ne s’en contente même plus. Dès lors, les loyalistes ne veulent plus se montrer coulants. Ils se braquent, rejettent les trois fois 10 (pour eux, pour l’opposition et pour le président) suggérés par Moussa et insistent sur un 14/10/6. Il est cependant question d’un cabinet restreint, de 6 à 15 membres, partagé à égalité entre majorité, opposition et présidence. Sur le plan arabe, selon les confidences d’une source française informée, Qatar se dévoue discrètement pour faire avancer la solution. Le chef de gouvernement de cet État aurait de la sorte démarché Damas à plusieurs reprises ces derniers temps. Il aurait de même visité la France, pour coordonner les efforts visant à assurer une présidentielle libanaise avant le sommet arabe. Une rencontre notoirement conditionnée, du reste, par l’échéance libanaise. On sait en effet que l’Égypte et l’Arabie saoudite risquent de bouder le rendez-vous de Damas si un président libanais n’y assiste pas. Reste la question du gouvernement. Moussa devrait proposer qu’elle soit réglée dans la foulée de l’élection présidentielle, comme le veut d’ailleurs la Constitution. Un point de vue que Berry semble partager. À cela près qu’il recommande la formule des trois 10, en précisant qu’on discuterait des détails après l’élection de Sleimane. Mais dès à présent, l’idée des médiateurs est de mettre en place une équipe de 14 tout simplement formée des pôles qui avaient constitué le comité national de dialogue. Sa mission serait de réactiver les institutions, et de préparer une nouvelle loi électorale sur base du caza. Après un redécoupage des districts effectué par une commission d’experts. Cela, tandis que Baabda superviserait une reprise du dialogue général.
Moussa, attendu le 24, dépêche à Beyrouth son directeur de cabinet, Hicham Youssef, pour préparer la prochaine réunion quadripartite et amorcer l’apaisement politique, gage d’une détente sur un plan sécuritaire qui devient dangereux. Le diplomate arabe s’efforcera de porter les pôles locaux à tempérer leurs propos, sinon à conclure une trêve politique en attendant de voir ce que les efforts de Moussa vont donner.
Pour le moment, on le sait, les positions ne sont marquées par aucun assouplissement. La majorité, considérant avoir été au bout des concessions possibles, proclame depuis le 14 sa détermination à faire face. À défendre les acquis de la lutte d’indépendance, en exigeant l’élection du général Sleimane dans les meilleurs délais et sans conditions préliminaires. Message répété à l’adresse...