Washington va abattre
un satellite espion en perdition
le 16 février 2008 à 00h00
Les États-Unis ont décidé d’abattre avec un missile un satellite espion devenu incontrôlable et qui devrait s’écraser sur Terre avec des réservoirs remplis d’une substance toxique. Le satellite de 1,1 tonne environ, qui a décroché de son orbite voici plusieurs semaines, doit être détruit par un missile tactique tiré d’un bâtiment de la marine américaine. Les États-Unis n’ont jamais procédé à la destruction d’un engin dans l’espace, mais leur défense antimissile prévoit la capacité d’intercepter un missile dans l’espace. Le conseiller adjoint à la Sécurité nationale, James Jeffrey, a précisé que la décision avait été prise en raison du risque pour la vie humaine de la rentrée dans l’atmosphère terrestre de ce satellite encore porteur de près de 500 kilos d’un carburant toxique appelé hydrazine. Cette substance chimique hautement toxique est le carburant de choix pour les moteurs des satellites classiques. Extrêmement irritante, elle attaque le système nerveux central et peut être mortelle à forte dose, mais elle se dégrade rapidement sous l’effet de la chaleur et des rayons ultraviolets, relève un rapport de l’agence française de sécurité Ineris. Les responsables américains ont en revanche réfuté toute notion selon laquelle cette décision d’abattre le satellite puisse être motivée par la volonté de protéger des données secrètes ou encore pour tester une capacité de défense antisatellite. L’ambassadeur des États-Unis auprès de la Conférence du désarmement à Genève, Christina Rocca, a indiqué que le satellite rentrerait dans l’atmosphère aux alentours du 6 mars, si son interception devait échouer. Elle n’a pas été en mesure de prédire où serait située la zone d’entrée dans l’atmosphère, qui pourrait se trouver n’importe où entre les 58,5 degrés nord et 58,5 degrés sud de latitude, c’est-à-dire au-dessus de toutes les terres émergées à l’exception des zones polaires. La Chine avait suscité les protestations du monde entier après avoir abattu en janvier 2007 un satellite météo en orbite basse. Les États-Unis ont tenté hier de rassurer le monde sur leur tentative, niant un quelconque parallèle avec la Chine. Selon le porte-parole du département d’État, Sean McCormack, le tir chinois « était spécifiquement prévu comme un test contre un satellite, (pour prouver) l’habilité à détruire un satellite » alors que la mission américaine « est une tentative de protéger les populations au sol ».
Les États-Unis ont décidé d’abattre avec un missile un satellite espion devenu incontrôlable et qui devrait s’écraser sur Terre avec des réservoirs remplis d’une substance toxique. Le satellite de 1,1 tonne environ, qui a décroché de son orbite voici plusieurs semaines, doit être détruit par un missile tactique tiré d’un bâtiment de la marine américaine. Les États-Unis n’ont jamais procédé à la destruction d’un engin dans l’espace, mais leur défense antimissile prévoit la capacité d’intercepter un missile dans l’espace. Le conseiller adjoint à la Sécurité nationale, James Jeffrey, a précisé que la décision avait été prise en raison du risque pour la vie humaine de la rentrée dans l’atmosphère terrestre de ce satellite encore porteur de près de 500 kilos d’un carburant toxique appelé...
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