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Tchad La France demande des précisions sur des opposants arrêtés

Les autorités françaises ont demandé hier des éclaircissements au Tchad sur le sort de personnalités civiles de l’opposition arrêtées au début du mois lors de l’échec de l’attaque rebelle sur N’Djamena. Des membres de l’opposition ont dit ne pas savoir où leurs collègues étaient retenus. « Nous souhaitons une clarification de leur situation », a déclaré Pascale Andreani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Qu’est-ce que c’est une clarification sur leur situation ? C’est d’avoir des informations précises, sur les motifs pour lesquels ils ont été emprisonnés, sur les lieux éventuels où ils se trouvent, et sur les procédures judiciaires, dont les autorités tchadiennes pensent qu’elles leur sont applicables », a-t-elle précisé. Ces adversaires politiques du président Idriss Déby, dont l’ancien chef de l’État Lol Mahamat Choua, ont été interpellés le 3 février à leur domicile par des hommes armés en tenue militaire. L’opposition politique tchadienne est traditionnellement bruyante, mais faible par rapport aux chefs militaires qui se sont succédé au pouvoir à N’Djamena. Elle incarne néanmoins les espoirs de démocratisation du pays. Pour le moment, aucune inculpation n’a été prononcée contre les opposants arrêtés, parmi lesquels figurent aussi deux autres députés, Ngarlegy Yorongar, rival malheureux de Déby à la présidentielle de 2001, et l’ancien colonel « sudiste » Abdelkader Wadal Kamougué. Parallèlement, le déploiement de la force européenne au Tchad, chargée de sécuriser les réfugiés du Darfour, a repris hier après onze jours d’interruption, avec l’atterrissage à Abéché, dans l’est du Tchad, d’un Hercules C-130 transportant du matériel, a annoncé cette force à N’Djamena. Le déploiement de la force expéditionnaire européenne au Tchad et en Centrafrique, l’Eufor Tchad-RCA, qui venait à peine de démarrer, avait été suspendu le 1er février, trois jours après le lancement par les rebelles tchadiens de leur attaque contre le gouvernement.
Les autorités françaises ont demandé hier des éclaircissements au Tchad sur le sort de personnalités civiles de l’opposition arrêtées au début du mois lors de l’échec de l’attaque rebelle sur N’Djamena. Des membres de l’opposition ont dit ne pas savoir où leurs collègues étaient retenus.
« Nous souhaitons une clarification de leur situation », a déclaré Pascale Andreani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Qu’est-ce que c’est une clarification sur leur situation ? C’est d’avoir des informations précises, sur les motifs pour lesquels ils ont été emprisonnés, sur les lieux éventuels où ils se trouvent, et sur les procédures judiciaires, dont les autorités tchadiennes pensent qu’elles leur sont applicables », a-t-elle précisé. Ces adversaires politiques du président...