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Actualités - Chronologie

Frangié accuse Sfeir de tous les maux

L’ancien député et leader du courant des Marada, Sleimane Frangié, a relancé hier ses attaques contre le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir (sans le nommer), allant même jusqu’à l’accuser d’être responsable de la perte de l’influence politique des chrétiens dans le pays. M. Frangié réagissait sur ce plan au dernier communiqué de l’Assemblée des évêques maronites qui avait dénoncé les tentatives de « porter atteinte à l’Église » dans le cadre d’un plan visant à vider le pays de ses éléments constituants. Dans un communiqué de presse, M. Frangié souligne qu’il avait mis une sourdine à ses attaques contre Bkerké à la demande de la nonciature apostolique et de certains prélats. « Mais nous avons décidé de mettre fin à notre mutisme du fait de la poursuite des déclarations quotidiennes et à la suite de la tentative de déformer la réalité, comme ce fut le cas dans le dernier communiqué de l’Assemblée des évêques. » « On nous accuse de porter atteinte à l’Église, alors que nous en faisons partie, a déclaré M. Frangié. Cela nous pousse à sortir de notre mutisme. » Le chef des Marada a attribué sur ce plan, implicitement, au patriarche maronite, sans le nommer, une série de positions qui ont contribué, selon lui, à « l’affaiblissement du rôle de l’Église et à la marginalisation des chrétiens ». « Vous avez assuré, en 1989, une couverture à l’accord de Taëf qui a réduit les prérogatives du président de la République, a notamment déclaré M. Frangié à cet égard. Vous avez assuré une couverture à l’entrée des troupes syriennes le 13 octobre 1990 au palais de Baabda afin de porter un coup au général Michel Aoun. Vous affirmez être les adversaires de la Syrie. En réalité, vous êtes les alliés de l’Occident. Si les Occidentaux sont en conflit avec la Syrie, vous vous opposez alors à la Syrie, mais s’ils sont en bons termes avec ce pays, vous vous alignez sur leur position. » Et M. Frangié d’ajouter : « En 1992, vous avez boycotté pendant une année entière le Parlement qui venait d’être élu puis vous l’avez reconnu. Vous avez couvert la prorogation du mandat du président Elias Hraoui en 1995. Vous vous êtes réunis à la nonciature apostolique avec Walid Joumblatt car il refusait de se rendre à Bkerké, et vous n’avez pas osé lui imposer la visite au siège du patriarcat. En 2001, vous avez absous, par le biais de ce qui a été qualifié de réconciliation de la Montagne, celui qui avait provoqué l’exode des habitants de la Montagne. Jusqu’à présent, ces réfugiés n’ont pas regagné leurs foyers. En 2005, vous avez prôné la loi sur le caza. Nous avons œuvré à faire adopter cette loi afin de sauvegarder la voix de l’électeur chrétien, mais vous avez par la suite renié la loi sur le caza. En 2006, vous avez reconnu que les chrétiens avaient maintenant un leader, mais par la suite, vous avez accepté qu’il soit écarté du gouvernement et que les chrétiens soient ainsi marginalisés. » « Comment le chrétien peut-il oublier votre passivité face aux combats fratricides interchrétiens pendant des années ? s’est par ailleurs interrogé Sleimane Frangié. Au lieu de vous retrancher à Bkerké et de tomber en martyr, s’il le fallait, vous avez quitté le siège patriarcal dans la nuit pour vous réfugier à Dimane. Est-ce que ce qui s’est passé en 1989, et que vous évoquez régulièrement, vous a poussé à couvrir l’entrée syrienne au palais de Baabda, avec l’aval international ? » s’est enfin interrogé Sleimane Frangié. En conclusion, le chef des Marada a exprimé la crainte que cette attitude de Bkerké ait pour objectif d’assurer « une couverture au projet d’implantation ».
L’ancien député et leader du courant des Marada, Sleimane Frangié, a relancé hier ses attaques contre le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir (sans le nommer), allant même jusqu’à l’accuser d’être responsable de la perte de l’influence politique des chrétiens dans le pays. M. Frangié réagissait sur ce plan au dernier communiqué de l’Assemblée des évêques maronites qui avait dénoncé les tentatives de « porter atteinte à l’Église » dans le cadre d’un plan visant à vider le pays de ses éléments constituants.
Dans un communiqué de presse, M. Frangié souligne qu’il avait mis une sourdine à ses attaques contre Bkerké à la demande de la nonciature apostolique et de certains prélats. « Mais nous avons décidé de mettre fin à notre mutisme du fait de la poursuite des déclarations...