Selon un ministre actuel, l’opposition – ou du moins certaines de ses forces – ne considère plus que Michel Sleimane est un candidat consensuel. Mais qui serait alors suffisamment consensuel pour être soutenu à la fois par la majorité et l’opposition, et être adopté par la Ligue arabe ? Un éventuel refus de la candidature du commandant en chef de l’armée par le 8 Mars ne corrobore-t-il pas l’hypothèse selon laquelle l’opposition, encouragée par la Syrie, chercherait à consacrer le vide à la tête de l’État pour une durée indéterminée ?
En effet, l’effondrement du consensus qui a été élaboré autour de Michel Sleimane signifierait que les négociations reviendraient à la case départ et que le pays sera de nouveau submergé par les tractations visant à trouver un nouveau candidat de consensus. Le secrétaire général de la Ligue arabe devrait donc entamer sa mission au Liban en sondant les intentions de toutes les parties à cet égard, avant d’évoquer le problème de la composition du prochain cabinet.
Il semble toutefois, selon certaines informations, que l’opposition préférerait que le scrutin présidentiel soit reporté jusqu’au lendemain des prochaines législatives, soit jusqu’à l’été 2009 ou s’il le faut à 2008, en cas d’organisation d’élections anticipées. Le 8 Mars caresserait l’espoir que les résultats des législatives lui seront favorables, et qu’il obtiendra la majorité au sein de la prochaine Chambre, ce qui lui permettra d’élire le président de son choix. L’opposition serait donc prête à lâcher du lest dans le dossier du gouvernement Siniora, dont elle conteste la légitimité et qui devrait néanmoins superviser les prochaines législatives. Il semble même que les ministres démissionnaires seraient autorisés à réintégrer le cabinet actuel, si la majorité acceptait d’avancer la date des élections législatives. Mais le front majoritaire continue à exiger l’élection d’un chef de l’État, comme condition sine qua non de l’évocation des questions du futur gouvernement et des prochaines élections.
De sources locales, arabes et occidentales on indique que la formation d’un gouvernement « impartial », sur le modèle du cabinet Mikati, pourrait constituer le meilleur compromis entre les deux camps. Ce gouvernement serait chargé d’élaborer la nouvelle loi électorale et d’organiser des législatives anticipées, pourvu que le président soit élu avant la formation dudit cabinet.
Selon un ministre actuel, l’opposition – ou du moins certaines de ses forces – ne considère plus que Michel Sleimane est un candidat consensuel. Mais qui serait alors suffisamment consensuel pour être soutenu à la fois par la majorité et l’opposition, et être adopté par la Ligue arabe ? Un éventuel refus de la candidature du commandant en chef de l’armée par le 8 Mars ne corrobore-t-il pas l’hypothèse selon laquelle l’opposition, encouragée par la Syrie, chercherait à consacrer le vide à la tête de l’État pour une durée indéterminée ?
En effet, l’effondrement du consensus qui a été élaboré autour de Michel Sleimane signifierait que les négociations reviendraient à la case départ et que le pays sera de nouveau submergé par les tractations visant à trouver un nouveau candidat de consensus. Le...
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