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Les négociateurs veulent des mesures d’urgence au Kenya

Les négociateurs du gouvernement kényan et de l’opposition ont recommandé l’organisation de manifestations conjointes en faveur de la paix et la mise en place d’une « commission vérité, justice et réconciliation » pour sortir le pays d’une crise qui a encore fait trois morts hier. Après être tombés d’accord le 1er février sur une « feuille de route » pour sortir de la crise, le gouvernement et l’opposition ont repris hier leurs pourparlers dans la capitale kényane, sous l’égide de Kofi Annan, médiateur de l’Union africaine (UA), et ont recommandé plusieurs mesures d’urgence. « Des manifestations conjointes en faveur de la paix devraient être convoquées par tous les dirigeants afin de promouvoir la paix et la réconciliation », ont affirmé les négociateurs des deux camps, dans un communiqué publié à l’issue de la reprise des pourparlers. « Une commission vérité, justice et réconciliation devrait être mise en place avec des juristes locaux et internationaux », ont ajouté les négociateurs, qui recommandent également que les manifestations pacifiques soient à nouveau autorisées dans le pays. Hier soir, le gouvernement kényan a décidé de lever l’interdiction de la diffusion en direct par les radios et télévisions de reportages sur la crise, au « regard de l’amélioration de la situation », a rapporté un responsable du ministère de l’Information. Depuis plus d’un mois, le Kenya est plongé dans l’une de ses pires crises depuis l’indépendance en 1963, née de la contestation par l’opposant Raila Odinga (un Luo, qui a reçu le soutien d’autres ethnies) de la réélection du président Mwai Kibaki (un Kikuyu) lors de la présidentielle du 27 décembre. Les violences politico-ethniques ont fait plus de 1 000 morts et entre 250 000 et 300 000 déplacés. L’accord sur la « feuille de route » n’a pas enrayé les violences meurtrières dans l’ouest du pays, où au moins 77 personnes ont été tuées depuis le 1er février. Hier, au moins trois personnes ont été tuées dans des affrontements entre ethnies Kisii et Kalenjin, dans la province de Nyanza. Dans le district de Molo, situé au nord-ouest de Nairobi, des centaines de Kikuyus ont fui hier leurs villages après avoir été récemment menacés par des membres de l’ethnie Kalenjin, pour rejoindre Nakuru, capitale de la province de la vallée du Rift. En outre, une vaste opération policière lancée depuis vendredi soir dans le district de Kericho, qui a provoqué la fuite de milliers de villageois, se poursuivait hier, a-t-on appris auprès de la police, qui est à la recherche de munitions volées vendredi dernier lors d’émeutes.
Les négociateurs du gouvernement kényan et de l’opposition ont recommandé l’organisation de manifestations conjointes en faveur de la paix et la mise en place d’une « commission vérité, justice et réconciliation » pour sortir le pays d’une crise qui a encore fait trois morts hier.
Après être tombés d’accord le 1er février sur une « feuille de route » pour sortir de la crise, le gouvernement et l’opposition ont repris hier leurs pourparlers dans la capitale kényane, sous l’égide de Kofi Annan, médiateur de l’Union africaine (UA), et ont recommandé plusieurs mesures d’urgence. « Des manifestations conjointes en faveur de la paix devraient être convoquées par tous les dirigeants afin de promouvoir la paix et la réconciliation », ont affirmé les négociateurs des deux camps, dans un communiqué...