Le secrétaire général de la Ligue arabe ne semble pas pressé de reprendre sa mission au Liban. Selon des sources diplomatiques, aucune date n’a encore été fixée pour sa visite à Beyrouth, d’autant que Amr Moussa a un agenda chargé pour les prochains jours dont une visite prévue à Addis-Abeba. Il est vrai que, cette fois, sa mission s’annonce encore plus difficile que la précédente. Les informations ayant filtré de la réunion de dimanche soir précisent que l’accord sur le communiqué final n’a pas été de tout repos. D’abord, la réunion s’est prolongée pendant plusieurs heures et elle s’est déroulée en deux temps, séparés par une pause qui a permis des apartés et des réunions annexes. Selon ces mêmes informations, les débats ont été souvent tendus, sans toutefois devenir houleux, et ils se sont déroulés au rythme des informations qui parvenaient de Beyrouth sur les incidents de Mar Mikhaël.
Conséquence directe ou non de ces incidents, le communiqué final ne mentionne plus le général Michel Sleimane comme candidat à la présidence, se contentant d’appeler à une élection présidentielle le 11 février, date fixée par le chef du Parlement. De même, le contenu du second point du communiqué a été modifié in extremis : « L’appel à un accord immédiat pour la formation d’un gouvernement d’union nationale suivant des consultations conformes aux dispositions de la Constitution, dans lequel aucune partie n’aura le pouvoir de décision ou de démission alors que le chef de l’État détiendra le pouvoir de faire pencher la balance » a été remplacé par un vague : « Mener des concertations pour aboutir à une entente sur les bases de la formation d’un gouvernement d’union nationale. » Ce gouvernement est aussi évoqué dans le troisième point du communiqué qui précise que « le secrétaire général de la Ligue traitera avec les parties concernées la répartition des sièges, dans le cadre d’une réunion entre les représentants des deux parties » et le communiqué appuie les efforts du secrétaire général pour aider les parties à s’entendre entre elles. Les termes « de faire pencher la balance et de décision ou de démission » ont été ainsi éliminés, à la demande du Premier ministre et ministre des AE du Qatar qui a souhaité « maintenir le flou » pour faciliter, selon lui, le dialogue. De son côté, le ministre syrien Walid Moallem a, du début jusqu’à la fin de la réunion, insisté sur la concomitance des points du plan, qui, selon lui, sont d’égale importance. Le ministre saoudien des AE a, lui, commenté le point figurant dans le rapport de Moussa relatif à la nécessité de l’amélioration des relations syro-saoudiennes, précisant que le royaume wahhabite n’est pas partie prenante dans le conflit libanais.
Le secrétaire général de la Ligue arabe ne semble pas pressé de reprendre sa mission au Liban. Selon des sources diplomatiques, aucune date n’a encore été fixée pour sa visite à Beyrouth, d’autant que Amr Moussa a un agenda chargé pour les prochains jours dont une visite prévue à Addis-Abeba. Il est vrai que, cette fois, sa mission s’annonce encore plus difficile que la précédente. Les informations ayant filtré de la réunion de dimanche soir précisent que l’accord sur le communiqué final n’a pas été de tout repos. D’abord, la réunion s’est prolongée pendant plusieurs heures et elle s’est déroulée en deux temps, séparés par une pause qui a permis des apartés et des réunions annexes. Selon ces mêmes informations, les débats ont été souvent tendus, sans toutefois devenir houleux, et ils se sont...
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