Bon alors qu’est-ce qu’on attend ? Cela fait maintenant plus d’un an que les deux mamelles de la classe politique s’envoient dans les gencives des amabilités fleuries, toutes empreintes de poésie. Tout ce qui pouvait être dit a été vomi, régurgité, dégurgité et le stock d’indignations, d’insultes et d’injures se situe désormais en deçà des réserves stratégiques du bas de la ceinture.
Un bonheur ne venant jamais tout seul, l’agitation diplomatique s’est à son tour dégonflée, flapie à force de mondanités dérisoires autour des « problèmes-de-l’heure-à-la-lumière-des-derniers-développements ». Un euphémisme aussi laborieux que pudique puisque les discussions se font plutôt dans l’obscurité opaque de l’ultime sous-développement.
Donc, qu’est-ce qu’on attend ? Les vieux croûtons de la majorité et de l’opposition sont fatigués et, à la longue, devenus fatigants. Y en a marre d’Istiz Nabeuh, qui ne reçoit les émissaires étrangers, dans son clapier de Aïn el-Tiné, qu’en présence de ses bas de caisse partisans. Marre du Signoret, qui nous la joue morale pleureuse mais qui, au vu des résultats, pourrait tout aussi bien gratter la mandoline. Marre aussi du Barbichu et de sa voix de fausset qui, entre deux escales à Beyrouth, passe son temps entre les lumières de Paris et les poussières d’Arabie. Marre encore d’Orangina, pour qui une journée sans conférence de presse est une journée foutue. Marre enfin du Sayyed Barbu, qui a viré boucher et débite en promotion la viande de ses ennemis qu’il propose à l’étal.
Alors, on attend quoi ? Bingo, c’est gagné ! Tout simplement la prochaine réunion des comiques troupiers de la Ligue arabe, appelés à phosphorer pour interpréter un texte qu’ils ont eux-mêmes pondu. Bon courage, les gars ! Traduire de l’arabe à l’arabe, il n’y a que les Arabes pour oser le faire…
Et c’est qui, qui va ramener sa trombine avec le torchon remanié ? Amr Moussa, bien sûr ! Ce qui ne manque pas de sel venant de quelqu’un qui en a si peu. Le brave Moumousse refilera la patate chaude aux Libanais, qui devront se démerder pour la déchiffrer et en extraire une nouvelle boîte à gifles pour se cogner dessus.
Reste à deviner au bout de combien de reports Michel-de-la-Grande-Muette pendra la crémaillère de son logement présidentiel. Moussa, comme d’habitude, ne le disant qu’à demi-mot, on ne s’y intéresse plus qu’à moitié.
Gaby NASR
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Bon alors qu’est-ce qu’on attend ? Cela fait maintenant plus d’un an que les deux mamelles de la classe politique s’envoient dans les gencives des amabilités fleuries, toutes empreintes de poésie. Tout ce qui pouvait être dit a été vomi, régurgité, dégurgité et le stock d’indignations, d’insultes et d’injures se situe désormais en deçà des réserves stratégiques du bas de la ceinture.
Un bonheur ne venant jamais tout seul, l’agitation diplomatique s’est à son tour dégonflée, flapie à force de mondanités dérisoires autour des « problèmes-de-l’heure-à-la-lumière-des-derniers-développements ». Un euphémisme aussi laborieux que pudique puisque les discussions se font plutôt dans l’obscurité opaque de l’ultime sous-développement.
Donc, qu’est-ce qu’on attend ? Les vieux croûtons de...