Une issue positive à l’impasse sécuritaire et politique actuelle ne semble pas d’actualité, pourtant le marché immobilier à Beyrouth continue à montrer un certain dynamisme. Les demandes pour les investissements fonciers sont importantes et toujours régulières malgré les nouvelles alarmistes qui se succèdent. Si des transactions de 500 000 à 5 000 000 millions de dollars sont réalisées, toutefois dès que le prix de vente approche la barre des dix millions de dollars et plus, l’intérêt des clients est plus réduit.
En effet, la demande pour les grosses transactions impliquant des dizaines de millions de dollars reste timide. Cela n’est pas surprenant dans le contexte actuel. Pourtant l’appétit des investisseurs des monarchies du Golfe est conséquent. Malgré la manne pétrolière qui leur permet d’avoir des budgets considérables, Beyrouth n’est pas prioritaire dans leur stratégie de placement. Même le centre-ville ne séduit plus comme avant les capitaux arabes.
Les gros investisseurs locaux sont également hésitants et attendent un climat plus sécurisant pour se décider. Le marché immobilier libanais, s’il est porteur, n’est pas pour autant flambant puisqu’il n’assure qu’un profit moyen de 15 à 20 % annuel.
Pourtant les opportunités ne manquent pas. Il existe encore de beaux terrains à Beyrouth (hors de Solidere) où l’incidence foncière est toujours logique et raisonnable. La périphérie de la capitale compte également quelques parcelles de milliers de m2, idéales pour des projets de complexes résidentiels sécurisés.
Les demandes de 2 à 3 millions de dollars sont très nombreuses. Malheureusement, que peut prétendre un promoteur ou un investisseur avec cette enveloppe dans les beaux quartiers de Beyrouth tels que Furn el-Hayek, Sursock, Clemenceau ou Koraytem ? Avec ce budget, la superficie des terrains disponibles varie de 400 à 600 m2. Les parcelles disponibles sont tellement rares que même les propriétaires ne savent plus sur quel pied danser. Sollicités sans cesse par des intermédiaires, les agents immobiliers et les promoteurs, ils perdent la tête. L’appât du gain les incite à pratiquer un jeu malsain de la surenchère en refusant systématiquement les offres qui se présentent à eux en demandant à chaque fois toujours un peu plus. S’ils ne sont pas vendeurs, qu’ils arrêtent de nous faire perdre notre temps et celui de nos clients. Heureusement, il y a encore quelques opportunités ici et là, c’est-à-dire des parcelles proposées à une valeur acceptable.
Les transactions foncières de 400 000 à 1 000 000 de dollars ciblent les promoteurs spécialisés dans un créneau très spécifique, celui des unités de 150 à 250 m2, soit un ou deux appartements par étage. Sachant que les beaux quartiers leur sont inaccessibles, ces développeurs effarés par les prix demandés recherchent l’investissement malin dans des secteurs géographiques avec un potentiel. Il s’agit souvent de régions actuellement boudées par la clientèle mais qui, à l’avenir, seront – avec leur prix et leur accessibilité – appréciées à leur juste valeur. Par exemple, autour de la place Sassine, il existe plusieurs rues résidentielles à deux pas du centre commercial ABC qui séduisent ces promoteurs avertis.
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En effet, la demande pour les grosses transactions impliquant des dizaines de millions de dollars reste timide. Cela n’est pas surprenant dans le contexte actuel. Pourtant l’appétit des investisseurs des monarchies du Golfe est conséquent. Malgré la manne pétrolière qui leur permet d’avoir des...