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Pour le Hezbollah, la participation au pouvoir est l’élément-clé de toute solution

Le Hezbollah réaffirme sa disposition à renouer le dialogue avec la majorité, mais cette volonté reste conditionnée. Le camp du 8 Mars insiste toujours sur la formation d’un gouvernement d’union nationale au sein duquel il détiendrait la minorité de blocage. Cette idée a été reprise dans presque tous les discours qui ont été prononcés lors des meetings organisés pour la commémoration de l’Achoura. « Si nous voulons une solution au Liban, il faut régler l’affaire de la participation au pouvoir », a ainsi déclaré le numéro 2 du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, reprochant au 14 Mars d’avancer « depuis un an et demi des propositions de solution qui ne portent pas sur la participation ». Après avoir effectué une rétrospective de l’épreuve de force entre l’opposition et la majorité, cheikh Kassem a estimé que « le 14 Février (la majorité) rejette les revendications de l’opposition pour deux raisons : le refus américain d’autoriser l’opposition à être associée à la prise de décisions politiques parce que les États-Unis caressent le rêve d’exercer une tutelle sur le Liban pour garantir la sécurité d’Israël, pour diriger à partir du pays une série de crises dans la région et pour y implanter les Palestiniens ». « La deuxième raison, a-t-il ajouté, est qu’une partie du 14 Février n’a de rôle effectif à jouer au Liban que si elle s’oppose à la participation (du 8 Mars) au pouvoir. » Selon lui, « si ces deux éléments persistent, la crise se poursuivra à cause du camp loyaliste ». Pour le député Hussein Hajj Hassan, « la participation au pouvoir et la minorité de blocage (au sein du gouvernement) sont les deux éléments fondamentaux de tout règlement politique intérieur ». Le ministre démissionnaire, Mohammad Fneich, a de son côté souligné « l’attachement de l’opposition à ses droits », ajoutant que celle-ci « refuse qu’on porte atteinte à sa dignité ou à sa liberté ». « Nous sommes, a encore dit M. Fneich, des adeptes du dialogue et nous n’avons jamais employé la force ou l’influence de la Résistance à des fins privées. » Il a mis l’accent sur « la légitimité de l’appel à la participation au pouvoir », partant du principe que « le système libanais n’est pas fondé sur la règle de la minorité et de la majorité ». « S’ils (la majorité) veulent appliquer cette règle, nous n’avons aucune objection, mais qu’on s’entende d’abord tous sur un développement de notre système pour instaurer une démocratie basée sur la présence d’une majorité et d’une minorité et qu’on s’attelle ensuite à reconstituer les institutions de l’État en fonction de cette règle », a déclaré M. Fneich.
Le Hezbollah réaffirme sa disposition à renouer le dialogue avec la majorité, mais cette volonté reste conditionnée. Le camp du 8 Mars insiste toujours sur la formation d’un gouvernement d’union nationale au sein duquel il détiendrait la minorité de blocage.
Cette idée a été reprise dans presque tous les discours qui ont été prononcés lors des meetings organisés pour la commémoration de l’Achoura. « Si nous voulons une solution au Liban, il faut régler l’affaire de la participation au pouvoir », a ainsi déclaré le numéro 2 du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, reprochant au 14 Mars d’avancer « depuis un an et demi des propositions de solution qui ne portent pas sur la participation ». Après avoir effectué une rétrospective de l’épreuve de force entre l’opposition et la majorité, cheikh Kassem a...