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Diplomatie La tension monte entre Londres et Moscou

La Grande-Bretagne a haussé le ton contre la Russie hier, l’accusant de faire du British Council l’« otage » de la crise diplomatique qui empoisonne les relations bilatérales depuis des mois, tandis que Moscou soupçonnait Londres de « nostalgie de l’époque coloniale ». Au lendemain de l’annonce par les autorités russes de sanctions contre le Centre culturel britannique, le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a mis en garde les autorités russes. « Ce n’est dans l’intérêt ni du Royaume-Uni ni de la Russie que des liens dans les domaines de la culture, de l’éducation et de la science soient ainsi pris en otages par des questions annexes », a-t-il affirmé hier matin dans une déclaration écrite à la Chambre des communes. Moscou a annoncé lundi des sanctions contre le British Council, dont le refus de délivrer des visas à ses employés, après la réouverture de deux antennes régionales du centre en Russie malgré une interdiction des autorités russes. « De telles menaces ne peuvent qu’aggraver les choses », a commenté M. Miliband. Le chef de la diplomatie britannique a réaffirmé que « comme le gouvernement l’a dit à plusieurs reprises aux autorités russes, les activités du British Council à Saint-Pétersbourg, à Ekaterinbourg et toute la Russie sont en parfaite conformité avec le droit russe et international ». La réplique de Moscou n’a pas tardé : hier après-midi, l’homologue russe de M. Miliband, Sergueï Lavrov, accusait Londres de faire preuve de « nostalgie de l’époque coloniale ». « Nous comprenons évidemment que la mémoire historique, peut-être liée à la nostalgie de l’époque coloniale, pèse » dans cette affaire, a déclaré M. Lavrov, cité par les agences russes. « Mais ce n’est pas un langage qu’on peut employer avec la Russie », a-t-il ajouté. L’ambassadeur de Russie à Londres, Youri Fedotov, a pour sa part prévenu que Moscou pourrait décider de fermer le bureau du British Council à Moscou. « Si le British Council continue à défier les autorités russes, la prochaine étape sera, je dirais, le British Council à Moscou », a-t-il déclaré hier sur la BBC radio. Pour Londres, l’affaire du British Council est un nouveau soubresaut de la crise diplomatique qui couve entre les deux pays depuis l’affaire Litvinenko. M. Lavrov avait d’ailleurs admis en décembre que la fermeture des antennes du British Council était une riposte aux mesures prises par Londres après le refus de Moscou d’extrader le principal suspect dans le meurtre en 2006 dans la capitale britannique d’Alexandre Litvinenko, ex-agent russe devenu opposant à Vladimir Poutine. Londres avait notamment expulsé quatre diplomates russes à l’été 2006.
La Grande-Bretagne a haussé le ton contre la Russie hier, l’accusant de faire du British Council l’« otage » de la crise diplomatique qui empoisonne les relations bilatérales depuis des mois, tandis que Moscou soupçonnait Londres de « nostalgie de l’époque coloniale ».
Au lendemain de l’annonce par les autorités russes de sanctions contre le Centre culturel britannique, le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a mis en garde les autorités russes. « Ce n’est dans l’intérêt ni du Royaume-Uni ni de la Russie que des liens dans les domaines de la culture, de l’éducation et de la science soient ainsi pris en otages par des questions annexes », a-t-il affirmé hier matin dans une déclaration écrite à la Chambre des communes. Moscou a annoncé lundi des sanctions contre le British...