Hausse des homicides commis
par des vétérans américains
le 14 janvier 2008 à 00h00
Au moins 121 anciens combattants américains d’Afghanistan ou d’Irak ont commis des homicides ou ont été inculpés pour ce motif, selon un décompte effectué par le New York Times. Ce chiffre représente une augmentation de 90 % des homicides impliquant des militaires ou de jeunes vétérans lors des six années écoulées depuis l’invasion de l’Afghanistan fin 2001. Le Pentagone et le département de la Justice n’enquêtent pas sur ces affaires, qui sont traitées par la justice civile. Le New York Times indique que selon ses recherches, les trois quarts des vétérans impliqués étaient toujours membres de l’armée au moment des homicides, dont plus de la moitié ont été effectués au moyen d’armes à feu. Environ 25 anciens combattants ont été inculpés de meurtre, d’homicide volontaire ou involontaire après des accidents de voiture causés par l’alcool ou des comportements suicidaires. L’écrasante majorité des inculpés n’avait pas d’antécédents judiciaires, ajoute le quotidien, qui précise qu’environ un tiers des victimes étaient les épouses, petites amies, enfants et autres parents des inculpés et qu’un quart étaient des compagnons d’armes.
Dans un courriel adressé à Reuters, un porte-parole de l’armée US a indiqué que les statistiques de ses services « ne montraient pas ou très peu de hausse de l’usage de drogues, de conduites en état d’ivresse ou de violences domestiques lors des dernières années parmi les plus de 300 000 soldats déployés dans cette guerre ».
Le New York Times indique s’être appuyé sur des articles de presse locale, des rapports de police, des archives judiciaires et militaires, et des entretiens avec les inculpés, leurs avocats et leurs proches, ainsi que ceux des victimes. De nombreux proches d’anciens combattants ont rapporté que ces derniers étaient revenus « différents », évoquant des problèmes d’alcoolisme ou de paranoïa. Proches et enquêteurs soulignent la faiblesse de l’assistance psychologique fournie aux vétérans à leur retour chez eux, y compris chez ceux montrant des signes de traumatisme.
Le porte-parole de l’armée US note que les données présentées par le New York Times « semblent s’appuyer sur une collecte basique d’articles de presse de 2004 à 2006, plutôt que sur les statistiques de l’armée US ou du département de la Défense ». Une telle méthode, estime-t-il, rend « presque impossible l’évaluation de l’ampleur de l’assistance psychologique hautement individualisée apportée aux membres des forces armées ».
Au moins 121 anciens combattants américains d’Afghanistan ou d’Irak ont commis des homicides ou ont été inculpés pour ce motif, selon un décompte effectué par le New York Times. Ce chiffre représente une augmentation de 90 % des homicides impliquant des militaires ou de jeunes vétérans lors des six années écoulées depuis l’invasion de l’Afghanistan fin 2001. Le Pentagone et le département de la Justice n’enquêtent pas sur ces affaires, qui sont traitées par la justice civile. Le New York Times indique que selon ses recherches, les trois quarts des vétérans impliqués étaient toujours membres de l’armée au moment des homicides, dont plus de la moitié ont été effectués au moyen d’armes à feu. Environ 25 anciens combattants ont été inculpés de meurtre, d’homicide volontaire ou involontaire après...
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