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Au pied du mur, Hillary Clinton implore les démocrates

L’ex-Première dame Hillary Clinton a imploré hier les démocrates du New Hampshire (Nord-Est) d’y regarder à deux fois avant de se risquer à lui préférer Barack Obama. Quelques heures après la première défaite électorale de sa vie aux caucus de l’Iowa, Mme Clinton réunissait ses partisans dans un hangar d’aéroport du New Hampshire, décidée à éviter un nouveau revers lors des primaires de mardi, qui aurait toutes les chances de donner un coup d’arrêt à ses ambitions présidentielles. « Nous avons peu de temps, mais ça suffit pour que les gens se disent, “hé, attendons voir” », a-t-elle dit. « Qui sera le meilleur président, pas sur la base d’un pari, mais sur la base des changements que nous avons déjà mis en œuvre ? » a feint de demander Mme Clinton, sous-entendant une nouvelle fois que le sénateur de Chicago élu en 2004 seulement serait trop inexpérimenté. Les grandes lignes de la stratégie de rebond de Mme Clinton, apparemment mise au point lors d’un vol de nuit entre le Midwest et la Nouvelle-Angleterre, se dessinent : ne jamais laisser tomber ; tendre la main aux jeunes qui en Iowa se sont jetés dans les bras de Barack Obama ; semer le doute sur la capacité de ce dernier à présider ; souligner que la machine d’attaque républicaine risquerait de ne faire qu’une bouchée d’un candidat trop vert ; insister sur les difficultés économiques des électeurs. Mais la tâche s’annonce difficile pour détacher d’Obama les jeunes, les anciens abstentionnistes, les électeurs n’appartenant à aucun parti, et même certains démocrates traditionnels tombés sous le charme du puissant message d’Obama, « pour l’espoir et contre la peur », promettant l’avènement d’une nouvelle génération et un bol d’air frais à Washington. Mme Clinton va également devoir s’efforcer de redéfinir la campagne présidentielle selon ses propres thèmes. Or hier, c’était le thème du « changement », mot d’ordre d’un Barack Obama servi par sa jeunesse et son ambition de devenir le premier Noir au bureau Ovale, qui s’imposait chez tous – y compris chez les républicains. Dans son premier meeting de l’après-Iowa, Mme Clinton a écourté son discours pour laisser plus de temps aux questions. « Que voulez-vous savoir de nous ? » demande-t-elle. Elle joue aussi sur la peur presque atavique des démocrates de laisser échapper une nouvelle fois une Maison-Blanche à portée de main. « Je ne suis pas candidate pour voir les républicains nous voler encore la victoire », dit-elle, « j’ai été mise à l’épreuve, j’ai traversé le feu, et quiconque sera choisi pour candidat sera jeté dans cette fournaise, cet enfer qu’on appelle l’élection générale » de novembre, opposant un républicain à un démocrate. Un précieux talisman de Mme Clinton l’accompagnait dans ce matin glacial, son mari l’ancien président Bill Clinton. « Allons-y, allons gagner cette affaire », a lancé l’ancien président, qui a conservé un exceptionnel coefficient de popularité dans le New Hampshire. Avec le trésor de campagne de Mme Clinton et le calibre de son entourage, M. Obama a toutes les raisons de se méfier de sa capacité à rebondir. « C’est une battante, elle est prête », a prévenu son directeur de campagne Terry McAuliffe.
L’ex-Première dame Hillary Clinton a imploré hier les démocrates du New Hampshire (Nord-Est) d’y regarder à deux fois avant de se risquer à lui préférer Barack Obama.
Quelques heures après la première défaite électorale de sa vie aux caucus de l’Iowa, Mme Clinton réunissait ses partisans dans un hangar d’aéroport du New Hampshire, décidée à éviter un nouveau revers lors des primaires de mardi, qui aurait toutes les chances de donner un coup d’arrêt à ses ambitions présidentielles.
« Nous avons peu de temps, mais ça suffit pour que les gens se disent, “hé, attendons voir” », a-t-elle dit. « Qui sera le meilleur président, pas sur la base d’un pari, mais sur la base des changements que nous avons déjà mis en œuvre ? » a feint de demander Mme Clinton, sous-entendant une nouvelle fois que le...