Libération des officiers de la Sûreté générale
impliqués dans l’incident du Crystal
le 03 janvier 2008 à 00h00
Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Jean Fahd, a poursuivi hier son enquête relative à l’incident de la rue Monnot samedi dernier, quand plusieurs agents de la Sûreté générale avaient fait irruption manu militari au Crystal, obligeant la clientèle de la boîte de nuit de se mettre à genoux durant plus d’un quart d’heure et agressant, après les avoir arrêtés, quatre employés soudanais de la boîte.
Le juge Fahd a recueilli le témoignage des deux officiers de la Sûreté générale, arrêtés lundi. Il les a libérés sous caution d’élection de domicile, rapporte notre chroniqueuse judiciaire, Claudette Sarkis.
Le juge Fahd a également relâché sous caution d’élection de domicile trois autres membres de la Sûreté générale, impliqués dans l’affaire. Il a par ailleurs interrogé plusieurs autres membres de la Sûreté générale pour recueillir leur témoignage relatif à leur entrée et leur comportement au Crystal.
De son côté, l’ambassade du Soudan a publié un communiqué, soulignant qu’elle suit l’affaire de la rue Monnot de près afin de pouvoir apporter une aide judiciaire aux quatre ressortissants soudanais arrêtés.
Dans ce cadre, des sources judiciaires ont indiqué que les papiers des quatre employés soudanais du Crystal ne sont pas en règle et que leur sort sera décidé par la direction générale de la Sûreté générale.
Pour sa part, Atef Majdalani, député de Beyrouth, a dénoncé l’incident, soulignant qu’il relève du crime contre la société civile et contre l’État. Il a appelé à élargir l’enquête afin de savoir qui a effectivement donné les ordres pour opérer une descente au Crystal et pour quelles raisons.
« Il est impensable qu’un responsable de la sécurité profite de sa situation pour commettre des crimes contre la société civile », a conclu M. Majdalani.
Selon des témoins, le fils du directeur général de la Sûreté générale, Wafiq Jezzini, n’avait pas pu réserver une table dans cette boîte de Beyrouth samedi dernier.
Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Jean Fahd, a poursuivi hier son enquête relative à l’incident de la rue Monnot samedi dernier, quand plusieurs agents de la Sûreté générale avaient fait irruption manu militari au Crystal, obligeant la clientèle de la boîte de nuit de se mettre à genoux durant plus d’un quart d’heure et agressant, après les avoir arrêtés, quatre employés soudanais de la boîte.
Le juge Fahd a recueilli le témoignage des deux officiers de la Sûreté générale, arrêtés lundi. Il les a libérés sous caution d’élection de domicile, rapporte notre chroniqueuse judiciaire, Claudette Sarkis.
Le juge Fahd a également relâché sous caution d’élection de domicile trois autres membres de la Sûreté générale, impliqués dans l’affaire. Il a par ailleurs...
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