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Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

Élection in vitro Le 27 juillet 1978 marque un tournant dans le monde de la médecine : c’est la date de la naissance en Angleterre de la petite Louise Brown par fécondation in vitro, qui permettra à des milliers de couples souffrant de stérilité d’avoir des bébés. La prochaine séance du Parlement marquera un autre tournant dans le monde de la politique : celui de la naissance du premier président éprouvette, né par élection-fécondation in vitro ! N’est-elle pas l’ultime issue face à la prépondérante « stérilité » des tractations entre différents couples, quant au choix d’un président consensuel ? Piteux, notre aphasique aéroport. Coutumier du brouhaha des touristes voisins et lointains, des hommes d’affaires investisseurs, des émigrés nostalgiques du terroir, il se contente d’assister à un va-et-vient de médiateurs, affiliés au groupe « United Colors of Help Lebanon ». Les Libanais attendent les résultats des médiations. Déception ! Les conférences de presse se suivent et se ressemblent au bas de la passerelle de l’avion en instance de départ : « On avoue que la situation est compliquée chez vous, mais on reviendra. » Dieu merci, ils promettent de revenir. On s’agrippe à eux en fredonnant l’hymne de sauvetage : ne me quitte pas. La fécondation in vitro réussit quand le milieu de culture est favorable. Le Parlement est le lieu approprié à l’élection in vitro, les députés représentent un peuple qui s’aime, leurs mains glissent avec amour et conscience dans l’urne vitrée réchauffée à la température des cœurs, les bulletins de vote, symboles des embryons à concevoir ce précieux président qui, après tant de peines, sera chéri, respecté et adulé. Il est le fruit de l’amour. Daad S. NAFFAH Une mascarade Comment voulez-vous qu’il y ait élection du futur président, quand l’opposition pose des conditions préalables et demande d’abord une entente sur la formation du futur gouvernement, la nomination du Premier ministre, les choix du futur chef de l’armée et des titulaires aux postes importants de l’État, avant tout amendement de la Constitution permettant l’élection du président ? Quel sera alors le rôle de celui-ci ? Pourquoi, l’opposition ne pose-t-elle pas de conditions pour la nomination du président de la Chambre ? À ce train, l’opposition cherche à accaparer les prérogatives du président et à lui imposer sa tutelle. Devant une telle intransigeance, à la suite des directives d’obstruction dictées par la Syrie, il sera impossible d’élire un chef de l’État et cette mascarade continuera, au mépris de la légalité et de la Constitution et pour la grande satisfaction des Syro-Iraniens. Une telle obstination, une telle inconscience sont la conséquence directe de l’obédience à la politique régionale de la Syrie et de l’Iran, au détriment des intérêts du Liban. Il est impardonnable que des soi-disant partis libanais défendent les intérêts de pays étrangers et participent à l’effritement du Liban. Hratch TOURIKIAN Halte aux convocations ! De convocations en convocations, on risque d’atteindre le 23 novembre 2008. Au lieu de faire des convocations à répétition qui finalement arrivées à échéance enclenchent de nouvelles convocations, préparez en coulisses la réussite d’une réunion électorale et convoquez tous nos députés pour sa finalisation. Ainsi, les déceptions que vous nous distillez régulièrement se transformeront in fine en une agréable surprise ! Raymonde AYOUB NDLR Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants. En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
Élection in vitro

Le 27 juillet 1978 marque un tournant dans le monde de la médecine : c’est la date de la naissance en Angleterre de la petite Louise Brown par fécondation in vitro, qui permettra à des milliers de couples souffrant de stérilité d’avoir des bébés.
La prochaine séance du Parlement marquera un autre tournant dans le monde de la politique : celui de la naissance du premier président éprouvette, né par élection-fécondation in vitro ! N’est-elle pas l’ultime issue face à la prépondérante « stérilité » des tractations entre différents couples, quant au choix d’un président consensuel ?
Piteux, notre aphasique aéroport. Coutumier du brouhaha des touristes voisins et lointains, des hommes d’affaires investisseurs, des émigrés nostalgiques du terroir, il se contente d’assister à...