Un vent de jeunesse a soufflé sur les Bleus en 2007
le 29 décembre 2007 à 00h00
Un trio de jeunes joueurs bourrés de talent, chacun dans son registre, a fait irruption en 2007 dans la vie de l’équipe de France pour contribuer à sa qualification à l’Euro 2008.
Samir Nasri, meneur de jeu marseillais, a été le premier à s’illustrer au printemps sous le maillot des Bleus par sa qualité de passe et son talent d’organisateur.
Puis Karim Benzema, attaquant lyonnais, a explosé en deuxième partie d’année avec son sens du but et du dribble, avant d’être suivi par son compère de l’OL, le créatif Hatem Ben Arfa.
Tous trois membres de la génération 1987, ils ont apporté leur pierre au parcours des Bleus dans les qualifications pour l’Euro, conclu par une deuxième place dans le groupe B derrière l’Italie. Cette Italie que les Français aiment détester et qu’ils retrouveront en juin dans leur poule.
Nasri a, par exemple, inscrit le but de la précieuse victoire 1-0 contre la Géorgie en juin. Benzema et Ben Arfa ont, quant à eux, notamment participé au récital offensif aux îles Féroé (6-0) en octobre.
En quelques matchs, Nasri et Benzema, respectivement passeur et buteur dès leur première sélection contre l’Autriche en mars en amical, se sont même hissés au rang de candidats à une place de titulaire à l’Euro.
Si l’un d’eux – ou les deux – devait jouer en juin en Suisse et en Autriche, ce ne devrait pas être aux dépens de Thierry Henry.
Le néo-Barcelonais est devenu en octobre contre la Lituanie le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, son doublé à Nantes lui permettant de dépasser les 41 buts de Michel Platini sous le maillot bleu.
Henry a encore trouvé le chemin des filets en Ukraine pour porter son total à 44 buts.
Coupet bien seul
Ce potentiel offensif ne peut toutefois faire oublier que la force des Bleus réside dans leur capacité à défendre, comme l’a rappelé le 0-0 obtenu à Milan en septembre. Ils ont ainsi terminé les qualifications pour l’Euro avec la meilleure défense de tous les groupes, à égalité avec la République tchèque et les Pays-Bas.
Des failles sont pourtant apparues dans la cuirasse française.
L’équipe de France est sûre de posséder en Grégory Coupet un gardien de classe internationale. Elle n’est pas certaine d’en avoir d’autres.
En l’absence du portier lyonnais blessé, Mickaël Landreau puis Sébastien Frey ont tous deux subi les foudres des critiques.
Le premier a été mis en cause sur le but de James McFadden lors de la victoire de l’Écosse en septembre au Parc des Princes – l’une des deux défaites françaises de l’année en 12 matchs avec le revers contre l’Argentine en février. Le second s’est attiré des reproches avec sa bourde en Ukraine pour sa première sélection.
Moins spectaculaire qu’en attaque, l’éventail des choix offerts à Raymond Domenech en défense s’est tout de même aussi étoffé en 2007.
Polyvalent et fiable, Julien Escudé constitue désormais une solution de remplacement crédible aussi bien sur les côtés qu’au sein de la charnière centrale, où Lilian Thuram s’est parfois montré à la peine.
Et au milieu de terrain, Lassana Diarra et surtout Jérémy Toulalan ont su combler le vide souvent laissé par le capitaine Patrick Vieira, régulièrement blessé.
Une addition de talents ne fait cependant pas une équipe et Raymond Domenech veut croire que le périple rocambolesque aux îles Féroé, avec atterrissage quelques heures avant le coup d’envoi, a forgé chez les Bleus un esprit de corps nécessaire à la réalisation des plus grandes ambitions.
Un trio de jeunes joueurs bourrés de talent, chacun dans son registre, a fait irruption en 2007 dans la vie de l’équipe de France pour contribuer à sa qualification à l’Euro 2008.
Samir Nasri, meneur de jeu marseillais, a été le premier à s’illustrer au printemps sous le maillot des Bleus par sa qualité de passe et son talent d’organisateur.
Puis Karim Benzema, attaquant lyonnais, a explosé en deuxième partie d’année avec son sens du but et du dribble, avant d’être suivi par son compère de l’OL, le créatif Hatem Ben Arfa.
Tous trois membres de la génération 1987, ils ont apporté leur pierre au parcours des Bleus dans les qualifications pour l’Euro, conclu par une deuxième place dans le groupe B derrière l’Italie. Cette Italie que les Français aiment détester et qu’ils retrouveront en juin dans...
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