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Actualités - Opinion

Confiserie confuse

D’une année à l’autre, on prend les mêmes ahuris et on recommence. En cette trêve des confiseurs, on n’a d’ailleurs que l’embarras du choix face à la guimauve piteuse d’une classe politique décidément bien faisandée. Au rayon cadeaux, nos vieux kroumirs continuent de payer de leurs personnes et, comme pour conjurer ces temps de pénuries, placent leurs âneries sous le signe de l’abondance. Au milieu de ce cirque surréaliste, rien que des pros de la prise de bec et du bourre-pif guignolesque. Ils font du bruit et se castagnent sur des petits riens et des grands principes. Bref, ils paradent et occupent le terrain. Pour l’heure, cette société très peu anonyme mais à irresponsabilité illimitée dégoise à grand fracas sur un sujet aussi fondamental que planétaire : comment bricoler l’article 49 de la Constitution en sauvant la face aux deux camps en présence… Peut-on s’essuyer les pieds sur un gouvernement estropié sans vexer le Signoret et accentuer son rictus oblique ? Peut-on s’asseoir sur le parchemin de règlement mitonné par Mongénéral Orangina sans avoir à lui décerner une médaille militaire pour blessure d’amour-propre ? Mystère et pédalage dans la semoule. 2007 aura quand même été riche en mondanités internationales : de George Dobelyou au French Doctor, en passant par le Ban et l’arrière-ban de Ki-moon, Miss Condoléance et enfin le Poutine enchanté, tous se sont penchés sur nos misères intimes. Même Sarkozy, entre un divorce et une drague, a trouvé le temps de sermonner les Syriens. Passer de Carla Bruni à Bachar el-Assad et Farouk el-Chareh, le choc devait être étourdissant et le coïtus durablement interruptus… Mais la boucle est bouclée et l’année finit sur un retour au giron de Amr Le Mousseux et de son sous-fifre nubien de la Ligue arabe dont on savoure encore les succès de naguère. Après le « people », le populo. C’est ce qui s’appelle lâcher la proie pour l’ombre. Entre-temps, le climat se réchauffe partout sur la planète sauf entre le Barbichu de Koraytem et l’Agrume de Rabieh. C’est clair : ces deux-là ne réveillonneront pas ensemble le 31 décembre. Gaby NASR
D’une année à l’autre, on prend les mêmes ahuris et on recommence. En cette trêve des confiseurs, on n’a d’ailleurs que l’embarras du choix face à la guimauve piteuse d’une classe politique décidément bien faisandée. Au rayon cadeaux, nos vieux kroumirs continuent de payer de leurs personnes et, comme pour conjurer ces temps de pénuries, placent leurs âneries sous le signe de l’abondance.
Au milieu de ce cirque surréaliste, rien que des pros de la prise de bec et du bourre-pif guignolesque. Ils font du bruit et se castagnent sur des petits riens et des grands principes. Bref, ils paradent et occupent le terrain. Pour l’heure, cette société très peu anonyme mais à irresponsabilité illimitée dégoise à grand fracas sur un sujet aussi fondamental que planétaire : comment bricoler l’article 49 de la...